Le 22 novembre dernier, Renaud Mercier (IPSA 2010) a tenu à l'IPSA une conférence sur la combustion dans les moteurs aéronautiques et spatiaux.
Au cours de cette conférence, Renaud Mercier (IPSA promo 2010) actuellement ingénieur doctorant à l'Ecole Centrale de Paris dans le domaine des moteurs, a souligné les enjeux de la combustion dans le secteur aéronautique et spatial et l'intérêt nouveau des industriels pour la simulation numérique des fluides comme conception des moteurs.
La combustion a de l'avenir
Le conférencier a tout d'abord rappelé l'importance et la place de la combustion dans les processus de production d'énergie utilisés par l'homme. "On estime à 85 % la part globale de la combustion dans la production d'énergie mondiale", a affirmé Renaud Mercier. Au-delà de ces dispositifs, une majeure partie des moyens de propulsion effectivement utilisés aujourd'hui utilise la combustion comme source d'énergie.
A cela s'ajoute la problématique de la préservation de l'environnement et l'économie des ressources fossiles - qui ne semblent pas inépuisables. Une première solution proposée- la plus facile mais certainement pas la plus simple - serait de diminuer la part de la combustion dans le bilan énergétique globale. "Mais ce n'est pas pour demain... a précisé Renaud Mercier. Une autre solution serait la densité d'énergie, notion-clé trop souvent oubliée." L'intervenant a ensuite insisté sur le fait que la combustion constitue un formidable réservoir d'énergie, facilement embarquable et donc avantageux pour les secteurs aéronautiques et spatiaux.
Concevoir, c'est prédire
Un moteur thermique, vu sous un angle fonctionnel, permet de convertir l'énergie chimique d'un comburant (ndlr : corps chimique permettant la combustion d'un combustible) et d'un combustible via leur combustion. Cette énergie est ensuite convertie en énergie mécanique permettant le déplacement d'une fusée, d'un avion ou d'une voiture par exemple.
Les important changements dans les stratégies de développement, de conception et de mise au point des moteurs automobiles, aéronautiques voire spatiaux, orientent le monde industriel vers le domaine de la simulation numérique des fluides comme méthode de conception. "La raison principale de cet intérêt provient de l'augmentation très importante des capacités de calculs et de stockage", a expliqué Renaud Mercier.
La simulation numérique des fluides réactifs permet notamment de prédire la répartition spatiale de la température, de la dynamique de flamme (ndlr : manière dont la flamme se meut au cours du temps) ainsi que de la production de polluants - le rendement d'une chambre de combustion étant extrêmement élevé. « C'est sur ce dernier sujet que la prédiction par la simulation des mécanismes physiques de la combustion prend toute son importance », a affirmé le doctorant.
Durant une nuit d'observations (Coupole Schaumasse - Mont Gros)
La grande lunette située dans la coupole Bischoffsheim (Mont Gros)
Jupiter (observée avec le télescope de la coupole Schaumasse) 








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