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Sélectionné avec Paul Montero (IPSA promo 2017) pour passer cet été une quinzaine de jours au Canada dans le cadre du programme International Air Cadet Exchange (IACE) qui permet chaque année à des centaines de jeunes passionnés de devenir les ambassadeurs aéronautiques de leur pays, Jérémy Faccin (promo 2018) revient sur cette expérience enrichissante.

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Voyage à bord d'un 747

Qu'est-ce que tu as fait durant ce séjour au Canada ?
Nous avons eu l'occasion de faire du « tourisme » en découvrant Alberta, cette région assez peu connue où nous étions localisés. Cela s'est fait à travers des activités aéronautiques, des visites et des week-ends en famille très sympa car ils nous ont permis de bien s'imprégner de la culture locale. On a notamment pu visiter des bases militaires, faire un vol en hélicoptère avec l'armée canadienne, rentrer dans le hangar d'une compagnie aérienne locale où se trouvaient un 737 et un bombardier Dash, voir les tanks de l'armée canadienne, découvrir des glaciers et des lacs lors de marches dans les rockies (les rocheuses), etc. Mes deux week-ends en famille se sont déroulés à Calgary et Edmonton, les deux principales villes d'Alberta. Si le premier week-end je l'ai fait avec Paul, le second s'est passé avec un autre Cadet.

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Le lac Louise

Qui étaient ces familles ?
Il s'agissait de familles de Cadets de l'Air des éditions précédentes ou de cette année. Elles se proposent d'accueillir les Cadets étrangers pour un week-end. Avec la première famille, c'était absolument génial : on a vraiment fait de super activités et on communique encore actuellement via Facebook. La deuxième famille était aussi super : elle m'a même assister à un rodéo..., je ne my 'attendais pas !

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Et au milieu coule une rivière

Tu as pu aussi découvrir la nourriture canadienne ?
Hahaha, oui. D'ailleurs, il nous est arrivé de manger exactement la même chose quatre jours durant ! En fait, comme nous faisions énormément de trajets en bus pendant le séjour - nous avons parcouru plus de 3 000 kilomètres et pu ainsi découvrir de nombreux paysages -, nous nous arrêtions régulièrement dans des unités locales des Cadets. Sur place, chaque unité nous préparait un repas... et nous nous sommes retrouvés à manger à chaque fois la spécialité locale : un pain burger avec du bœuf en sauce dedans. Bref, la nourriture américaine, c'est bon mais j'avoue que j'étais quand même bien content de retrouver un petit déjeuner français lors de notre retour avec Air France !

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L'intérieur d'un Dash

Au final, quel est le souvenir des Cadets de l'Air que tu retiens le plus ?
Celui qui m'aura le plus marqué, c'est le vol en hélicoptère, un Bell CH-146 Griffon. C'était mon premier vol en hélico et en plus de ça, les militaires n'y sont pas allés de main morte ! Ils nous ont fait 5 minutes de ballade touristique avant de faire 10 minutes de vol tactique : c'était intense. J'ai d'ailleurs filmé tout le vol et je compte bien partager la vidéo quand elle sera montée.

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L'imposant Athabasca Ice Explorer

Tu as gardé les contacts avec les autres Cadets présents au Canada ?
Nous étions assez nombreux à nous être rendus au Canada, près de 75 Cadets, mais nous avons quand même réussi à former un groupe soudé. Là, on reste en contact via les réseaux sociaux et on essaie aussi de planifier des moments pour se revoir : par exemple, j'essaie d'aller prochainement à Amsterdam et Newcastle pour retrouver des Cadets anglais et hollandais.

   

Avec les différents stages qu'ils ont à effectuer tout au long de leur cursus à l'IPSA, les étudiants ont également l'occasion de voyager, parfois à plusieurs milliers de kilomètres. C'est le cas d'Amaury Petit-Jouvet (IPSA promo 2016) qui, pour son stage de 4e année, a décidé de s'envoler pour la Nouvelle-Calédonie et la compagnie Aircalin.

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Où effectues-tu ton stage ?
Pour ce stage de 4e année, je me suis orienté vers la maintenance aéronautique au sein d'une compagnie aérienne, Air Calédonie International (Aircalin), en Nouvelle-Calédonie.

Comment l'as-tu trouvé ?
J'ai obtenu ce stage suite à une candidature spontanée. En période de recherche active, je suivais l'actualité des offres d'emplois de la compagnie au travers de divers sites Internet. J'y ai découvert une offre pour un ingénieur d'études au sein du bureau technique de la compagnie. Le descriptif de l'offre m'a beaucoup plu, et c'est en ce sens que j'ai orienté ma candidature.
De plus, un de mes amis IPSAliens de la promotion 2015 avait lui aussi effectué son stage dans la compagnie Aircalin. Au travers de son expérience, j'ai bénéficié d'un bon aperçu de la nature des tâches qui étaient susceptibles de m'être confiées, ce qui a contribué à confirmer ce choix.

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Nouméa, le chef-lieu de la Nouvelle-Calédonie

Quel est l'intitulé de ton poste et quelles sont les missions dont tu t'occupes ?
J'occupe un poste d'ingénieur d'études au sein du bureau technique de la direction technique et plus particulièrement dans les sections Engineering et Navigabilité. Je travaille actuellement sur deux principales missions, toutes deux visant au développement du programme d'entretien de la flotte d'A330 de la compagnie. La première mission qui m'a été confiée consiste à rédiger en anglais des procédures techniques sous forme de check-lists destinées à guider les mécaniciens du service Production dans leurs interventions. Dans ces check-lists sont détaillés chaque étape, l'ordre dans lequel elles doivent être effectuées, l'outillage, les produits, les équipements de protection nécessaires, etc. Ce travail de rédaction a été précédé d'un travail de recherche, principalement dans la documentation du constructeur Airbus, pour s'assurer que ces nouvelles check-lists soient conformes aux dernières exigences de celui-ci et à la réglementation en vigueur. En parallèle, une deuxième mission m'a été confiée visant à mettre en place un programme de fiabilité pour les équipements de l'installation radioélectrique de bord (IRB) de la flotte A330. Il s'agit ici de démontrer par le calcul que les émetteurs-récepteurs des équipements de navigation et radiocommunication de l'avion sont fiables par rapport à une référence mondiale fournie par Airbus. Un rapport de fiabilité trimestriel reprenant ces résultats sera mis à disposition de l'autorité et permettra à la compagnie de s'affranchir de la réalisation de tests au sol et en vol qui sont très onéreux.

Pourquoi avoir choisi ce stage et pas un autre ?
La maintenabilité des appareils étant l'un des critères de référence pour les clients des grands avionneurs, il me semblait indispensable d'avoir une expérience la plus complète possible dans ce domaine afin d'en connaitre les problématiques.
Ayant effectué mes deux précédents stages dans ce domaine en tant que mécanicien de service production, ce stage d'ingénieur au sein du bureau technique était pour moi l'opportunité de parfaire mes connaissances en gestion du maintien de la navigabilité et de participer à l'activité engineering d'une flotte Airbus en étant confronté à des problèmes d'actualité.

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Qu'est-ce qui te passionne dans ce travail ?
La nature concrète et variée des tâches qui sont confiées aux équipes du bureau technique. Les bureaux étant placés à l'intérieur du hangar technique, les avions en visite sont accessibles, ce qui permet d'aller observer les équipements de l'avion grandeur nature. Ceci aide par exemple à la compréhension de schémas techniques. Hormis les tâches routinières, le bureau technique est confronté à des problèmes qui doivent être résolus dans l'urgence pour que les avions restent immobilisés le moins de temps possible. Cela se traduit par la recherche de pannes (« Troubleshooting ») au travers de séances de brainstorming où les compétences de chacun sont mises à l'épreuve.

Est-ce la première fois que tu viens en Nouvelle-Calédonie ?
Mon choix de venir faire ce stage n'était pas anodin. Originaire de la région parisienne, je suis arrivé en Nouvelle-Calédonie à l'âge de 13 ans après un voyage de 6 ans en bateau avec mes parents durant lequel je suivais les cours par correspondance. J'ai ensuite effectué mon collège et mon lycée à Nouméa avant de revenir à Paris pour mes études à l'IPSA.
Il me tenait à cœur d'effectuer ce stage de 4e année en Nouvelle-Calédonie où mes parents résident, tout d'abord car je souhaitais mettre mes connaissances techniques au profit d'une compagnie pivot du développement économique du pays, mais également pour avoir une expérience différente de celle de mes camarades effectuant leur stage en métropole.

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L'île des Pins

Quelles activités - et visites- conseilles-tu sur place ?
Contrairement au rythme des études qui impose de travailler en dehors de l'école, celui du stage permet de profiter pleinement des week-ends. Breveté pilote privé depuis peu, j'en profite cette année pour découvrir la Nouvelle-Calédonie vue du ciel. Le lagon calédonien, sa grande barrière de corail et les îlots qui le composent sont des passages incontournables. Amateurs de voile, de plongée sous-marine et de randonnées auront de quoi faire en Nouvelle-Calédonie.

Pourquoi ce stage est important pour la suite de ta carrière ?
Le principal objectif d'une compagnie aérienne étant de garantir des vols ponctuels à des prix compétitifs, une attention toute particulière est portée aux coûts et aux moyens mis en œuvre pour la maintenance, et ce, dès la conception des appareils. Je retiendrai de mes échanges avec les mécaniciens que « là où le doigt de l'ingénieur va, la main du mécanicien doit aller aussi ». Il est souvent reproché aux ingénieurs dans ce domaine de concevoir des systèmes qui répondent à des critères de performances très élevés, mais qui ne sont pas facilement accessibles lorsqu'ils doivent être maintenus par les mécaniciens. Ce stage est important car la connaissance des procédures de maintenance me permettra de garder à l'esprit cet aspect et d'en tenir compte si j'ai l'occasion de travailler plus tard dans la conception de ces appareils.

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Quoi de plus normal que de ne pas connaître de frontières pour une école comme l'IPSA qui forme les futurs ingénieurs de l'air et de l'espace ? Fortement attachée à transmettre aux IPSAliens le goût de l'International, l'école propose ainsi de nombreuses options - en plus du semestre obligatoire à l'étranger de 4e année - pour permettre à ses étudiants de découvrir d'autres cultures au fil du cursus. Découvrez-les dans cette vidéo.

   

Chaque année, près de 560 jeunes à travers le monde participent à l'International Air Cadet Exchange (IACE), un programme exclusif qui leur permet de devenir, le temps de deux semaines en été, les ambassadeurs aéronautiques de leur pays. Provenant de différentes fédérations liées au vol (avions, planeurs, modélisme, parachutisme, etc.) et sélectionnés pour leur motivation, ces jeunes sont ainsi invités par groupe de deux dans un pays étranger (Allemagne, Corée du Sud, Pays-Bas, etc.) pour y découvrir une autre facette de leur passion. Pour l'édition 2015, prévue du 19 juillet au 5 août, trois IPSAliens ont été retenus : Maxime Cadé, Paul Montero (IPSA promo 2017) et Jérémy Faccin (promo 2018). Quelques jours avant de s'envoler, les trois étudiants expliquent pourquoi ils ont voulu rejoindre la grande famille des Cadets de l'Air.

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Maxime, Paul et Jérémy

Pour faire partie des Cadets, être étudiant à l'IPSA ne suffit pas : il faut aussi avoir déjà fait ses preuves dans les airs. « En plus de devoir s'inscrire sur le site de l'organisation et d'envoyer une lettre de motivation, on doit aussi faire parvenir une lettre du président de l'Aéroclub ou de l'association aéronautique auquel on est affilié qui stipule qu'on est bien apte à suivre la formation, explique Maxime Cadé. Ensuite, les soixante candidats français sont conviés à Paris, à l'Aéroclub de France, une demi-journée de tests de motivation en anglais et français ainsi que de tests écrits de culture générale, de culture aéronautique et d'anglais. Au final, seuls 19 ont été retenus. » Ces épreuves n'ont donc pas altéré la détermination de Maxime, Paul et Jérémy, tous trois pilotes réguliers : Maxime est pilote d'avion à l'Aéroclub Epinal Dogneville, Jérémy est pilote d'avion à l'Aéroclub Paris Est et Paul est à la fois pilote d'avion et de planeur respectivement au sein de l'Aéroclub Pierre Trébod de Saint-Cyr-l'École et du Centre Aéronautique de Beynes.

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Un duo d'IPSAliens va s'envoler pour le Canada
« J'ai découvert Les Cadets de l'Air grâce à un IPSAlien qui avait pu y participer l'année dernière, raconte Jérémy. Cela m'avait intrigué et je me suis renseigné pour pouvoir à mon tour en faire partie, car cela avait l'air d'une expérience humaine très enrichissante en plus de pouvoir permettre découvrir des choses en aéronautique qu'un jeune civil n'a pas forcément l'occasion de voir tous les jours ! » Mis au parfum par Jérémy (« je l'ai entendu en parler au détour d'une conversation »), Paul s'est dit tout logiquement qu'il avait l'étoffe de pouvoir faire partie des sélectionnés. Le hasard faisant bien les choses, c'est avec Jérémy qu'il s'envolera pour le Canada ! « C'est marrant car je m'y étais déjà rendu à 18 ans pour passer mon PPL (Private Pilot Licence) vu que c'était moins cher là-bas. J'attends de ce nouveau voyage de revoir éventuellement les pilotes que j'avais pu rencontrer à l'époque mais aussi de pouvoir enfin découvrir le Canada car lors de mon premier séjour, c'était "travail, travail, travail" avec plus de 65 heures de vol effectuées en deux mois. J'espère avoir une meilleure vue d'ensemble de ce très grand pays, de sa culture, de ses gens et surtout de sa culture aéronautique. » Une ambition que partage Jérémy : « Le programme s'annonce sympa là-bas ! On sait déjà qu'on aura la possibilité de voler en hélicoptère avec l'armée canadienne ou encore de visiter des glaciers et des lacs car nous serons dans la région de Calgary. On découvrira le reste sur place ! »

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À la découverte du Centre technique de l'Agence spatiale européenne
Quand Jérémy et Paul seront au Canada, Maxime restera en Europe, aux Pays-Bas. « J'avais déjà fait le HOP ! Tour des Jeunes Pilotes (HTJP) en 2014, où j'étais déjà une sorte d'ambassadeur de l'aéronautique mais en France, détaille l'étudiant. Là, ce sera l'occasion de représenter la France aux Pays-Bas. » Sur place, Maxime sait qu'il va pouvoir se faire plaisir et assouvir sa passion autant que sa curiosité. « Le programme sera surtout chargé avec notamment une visite du Centre technique de l'Agence spatiale européenne et des rencontres prévues avec des dirigeants de l'aéronautique et du spatial et peut-être aussi des maires, voire des ministres ! »

   

Étudiante en 4e année à l'IPSA, option Systèmes Embarqués et Télécommunication, Malya Kacemi (IPSA promo 2016) est également depuis 2013 la présidente d'IPS'Activ, une association qui organise des séjours d'études en plus de de conférences et de visites d'entreprises. Après avoir emmené en 2012 les étudiants à Toulouse pour visiter la ville Rose en plus de la chaîne d'assemblage de l'A380 et du centre DGA Techniques Aéronautiques, IPS'Activ a de nouveau fait voyager les IPSAliens du 9 au 12 avril 2015. Cette fois-ci, la destination choisie se trouvait de l'autre côté de la Manche, à Londres plus exactement, avec un également un détour par Bristol. Malya retrace cette excursion en Angleterre qui concernait près de 35 étudiants !

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Combien de temps vous a pris l'organisation d'un tel voyage ?
Au moins un an ! En effet, nous avions commencé à y réfléchir en 2014, notamment pour budgétiser au mieux le séjour. Nous avions ainsi fait le tour des étudiants qui étaient partis avec nous à Toulouse en 2012 pour connaître leur ressenti et améliorer encore davantage ce nouveau voyage. Quant à l'idée de Londres, elle est venue naturellement grâce à l'un de nos membres qui proposait de se rendre au parc d'attraction lancé par la compagnie Emirates : l'Emirates Aviation Experience. Petit à petit, avec le soutien logistique et financier des équipes administratives et pédagogiques de l'IPSA - notamment Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises, Mylène Lefebvre, chargée de communication, et Philippe Guidi, chef du département langues qui a fait le déplacement avec nous -, nous avons réussi à tout mettre place dans les temps. Sans oublier Damien Duchet, le trésorier d'IPS'Activ, qui y est également pour beaucoup dans la réussite de ce séjour !

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Qui faisait partie du séjour ?
Nous étions 36 : 35 étudiants de l'IPSA et Philippe Guidi. Pour autant, tous les étudiants n'étaient pas membres d'IPS'Activ. Nous avions donné la priorité aux membres la première semaine puis ouvert les inscriptions par la suite au reste de l'école. Au final, plus de la moitié des participants ne faisait pas partie de l'association. On retrouvait en majorité des 4es années mais aussi des 1res, 2es et 3es années. Les 5es années étant en stage de fin d'études, ils ne pouvaient pas se libérer.

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Comment a débuté votre périple anglais ?
Une fois arrivés sur Londres le jeudi, nous sommes allés rapidement poser nos affaires dans une très jolie auberge de jeunesse pour ensuite nous rendre directement au siège de la Royal Aeronautical Society (RAeS) avec qui nous étions en partenariat pour ce séjour d'études et sans qui ce voyage n'aurait pas été possible ! Ce partenariat nous a d'ailleurs permis de rentrer en contact plus facilement avec les entreprises anglaises que nous voulions rencontrer par la suite. Au siège, nous avons assisté à une conférence sur le rôle et l'histoire de la RAeS puis nous avons ensuite pris le métro pour l'Emirates Aviation Experience. Sur place, nous avons notamment pu nous essayer à des simulateurs de vol d'Airbus A380 et de Boeing 777. Cela a donné lieu à un concours entre nous tous afin de voir qui volait le mieux ! Le soir, on s'est tous retrouvés à l'auberge pour terminer en beauté cette première journée.

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Quel était le programme ensuite ?
Le lendemain, le rendez-vous était donné à 5 h 45 du matin dans le hall de l'auberge car nous avions prévu de nous rendre à Bristol pour y visiter plusieurs entreprises. La première visite s'est faite en matinée chez Airbus Bristol. Nous avons pu voir beaucoup de choses, comme la chaîne d'assemblage de l'aile de l'A400M, le train d'atterrissage de l'A380 et ce qu'était le « Structures Test ». Nous avons aussi eu la chance d'assister à une conférence sur Airbus. Après cette visite, nous sommes allés chez Rolls-Royce, un autre constructeur réputé. Nous avons pénétré dans le Rolls-Royce Heritage Trust, une espèce de musée qui abrite tous les vieux moteurs que l'entreprise a pu concevoir, comme celui du Concorde. C'était très intéressant, encore plus pour les étudiants de 4e année qui suivent l'option Moteurs et qui, devant ces engins, pouvaient se rendre compte de l'application des théories vues en cours. Une fois cette visite terminée, nous avons repris un bus pour découvrir Bloodhound SSC, un projet de voiture supersonique équipée d'un moteur Rolls-Royce. C'était vraiment extraordinaire car, après une conférence sur la voiture, nous avons pu visiter l'atelier et voir directement le véhicule. Après cela, nous sommes rentrés sur Londres.

ipsa_association_etudiante_ips-activ_sejour_etudes_londres_birstol_2015_voyage_entreprises_airbus_raes_10.jpgipsa_association_etudiante_ips-activ_sejour_etudes_londres_birstol_2015_voyage_entreprises_airbus_raes_01.jpgLe samedi, nous avions donné quartier libre en matinée pour que chacun puisse visiter ce qu'il voulait. En début d'après-midi, tout le monde avait rendez-vous au Musée de la Royal Air Force pour une visite groupée. Une fois le tour du musée effectué, chacun pouvait faire ce qu'il voulait avant que l'on se retrouve dans un restaurant qu'on avait réservé à Covent Garden, un quartier très sympa pour passer un samedi soir à Londres. Le dimanche, pour notre dernier jour, c'était très touristique : nous sommes allés ensemble à Buckingham Palace pour la levée de la garde et à Westminster pour voir le palais, l'abbaye ainsi que Big Ben. Certains ont ensuite voulu retourner à Covent Garden, d'autres au musée de cire de Madame Tussauds ou encore au célèbre marché de Camden Town. On s'est ensuite rejoints à la gare de Saint-Pancras pour revenir à Paris. C'était un séjour vraiment agréable : Damien et moi remercions encore tous les participants !

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Après Toulouse, Londres et Bristol, quelle sera la prochaine destination d'IPS'Activ ?
En fait, on privilégie surtout des sites où se trouvent beaucoup d'entreprises dans l'aéronautique. Là, on pense à l'Allemagne - et notamment à Berlin - ou à l'Espagne mais rien n'est encore fait ! D'ailleurs, nous invitons tous les étudiants intéressés à intégrer l'association pour ensuite organiser le prochain séjour d'études selon leurs envies !

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Photos association Dreamage IPSA

   

Actuellement en 4e année à l'IPSA, Jenjun Hung vit à fond sa passion pour l'aéronautique. En parallèle à son cursus d'ingénieur, cet étudiant venu de Taïwan joue également les journalistes pour le magazine Airway, une véritable référence en matière d'aviation dans son pays, tant pour les passionnés que pour les professionnels du secteur. Ainsi, dès que son emploi du temps le permet, Jenjun part en reportage. En décembre 2014, il était invité à découvrir le tout premier A350 XWB livré par Airbus à la compagnie Qatar Airways. Il en ramène de nombreux clichés et un récit.

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Jenjun Hung, un IPSAlien reporter

« En décembre dernier, j'ai été invité par Airbus pour la cérémonie de lancement du premier A350 XWB auprès de Qatar Airways, un gros-porteur de toute dernière génération qui compte changer la donne. Doté d'un fuselage et d'une voilure en fibre de carbone ainsi que de réacteurs Trent XWB de Rolls-Royce, très silencieux et extrêmement économes en carburant, l'A350 XWB définit de nouveaux standards en termes de confort, d'efficience opérationnelle et de rentabilité dans le domaine des vols long-courriers. »

jenjun_hung_ipsa_aeronautique_airbus_quatar_airways_article_etudiant_05.jpgjenjun_hung_ipsa_aeronautique_airbus_quatar_airways_article_etudiant_07.jpg« La réception de l'A350 XWB est pour nous un grand moment de fierté. Je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui cet appareil de nouvelle génération tant attendu au sein de notre flotte en plein expansion. Au cours des 7 ans qui se sont écoulés depuis notre commande passée au Salon Aéronautique du Bourget pour ce tout nouveau type d'appareil, marquant le début de notre partenariat avec Airbus, l'industrie du transport aérien a connu une croissance significative. Je suis convaincu que cette hausse du nombre de passagers dans le monde entier se poursuivra au cours des années à venir et je suis très heureux que Qatar Airways se positionne en tant que leader dans le secteur de l'aviation, offrant à nos passagers l'occasion de voyager à bord de l'avion le plus avancé actuellement en service. » (Akbar Al Baker, Chief Executive de Qatar Airways Group)

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Fabrice Brégier, président et CEO d'Airbus, devant les journalistes

jenjun_hung_ipsa_aeronautique_airbus_quatar_airways_article_etudiant_03.jpg« La livraison du premier A350 XWB est une étape majeure dans l'histoire d'Airbus et de l'aviation. L'A350 XWB est dorénavant l'appareil le plus avancé en service, développé avec un niveau d'excellence que nous bâtissons depuis plus de 45 ans en vue de répondre aux besoins de nos clients. Il introduit un changement radical au sein de notre industrie et redéfinit l'art du voyage pour les passagers. » (Fabrice Brégier, président et CEO d'Airbus)

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Après un stage de fin d'études au sein de Cegelec-Space qui l'a emmené travailler plusieurs mois sur le mythique Centre spatial guyanais de Kourou, Jérôme Correia (IPSA promo 2014) est devenu ingénieur bureau d'études pour le rover ExoMars de l'agence spatiale européenne (ESA) au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Passionné par l'espace depuis sa tendre enfance, il réalise ainsi son rêve de travailler dans cet univers « magique ». La tête sur les épaules mais les yeux tournés vers les étoiles, il revient sur sa motivation sans faille et ses deux derniers stages à l'IPSA qui ont forgé pour de bon son avenir professionnel dans le spatial.

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« Le spatial fait briller les yeux des enfants »
Comme beaucoup d'étudiants de l'IPSA, Jérôme Correia est un passionné : ses yeux regardaient déjà le ciel bien avant qu'il ne foule le sol de l'école. « Depuis que j'ai 8 ans, je sais que je veux faire ça dans la vie, explique-t-il. Il m'était même inconcevable de travailler dans un autre domaine. » Cet IPSAlien a tellement la tête dans les étoiles qu'il a même été guide et animateur au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget. « Après mon semestre à l'étranger à Taiwan, en 2012, je suis retourné à l'IPSA et je cherchais un job étudiant, raconte-t-il. Quand je suis tombé sur une affiche annonçant que le musée recrutait des animateurs et des guides, j'ai directement appelé pour participer à la formation d'une semaine qu'il mettait en place pour sélectionner les bons profils. Mon avantage, c'était que j'avais déjà visité deux-trois fois le Musée depuis que j'étais petit ! Ma passion s'est tout de suite vue et j'ai été pris. J'ai ainsi fait pas mal d'animations pour des scolaires. » Un petit boulot parfait qui ne fait alors que renforcer un peu plus son envie. « Pour moi, le spatial c'est vraiment quelque chose de magique, de pas banal, qui fait briller les yeux des enfants - ce que j'ai bien vu quand je travaillais au Musée. C'est atypique et fait référence à la science-fiction, aux univers de Star Wars, etc. Et puis c'est passionnant également d'un point de vue technique et logistique. »

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Un stage de 4e année dégotté au culot
C'est justement grâce à ce petit boulot que Jérôme a pu trouver un premier stage dans ce domaine : « J'ai commencé, dès ma 4e année, à vouloir effectuer un stage dans le spatial même si je savais que ça n'allait pas être évident - même en tant qu'étudiant de l'IPSA, c'est souvent difficile d'obtenir des contacts dans ce secteur qui est de nature assez restreinte. J'ai donc fait le forcing auprès de plein d'entreprises de ce domaine, notamment les grands noms, comme le CNES, Arianespace, etc. Finalement, c'est au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget que j'ai pu avoir une piste. Un soir où j'y travaillais, il y avait une conférence animée par Michel Viso, le responsable de l'exobiologie au CNES. J'en ai profité pour parler avec lui et il m'a alors donné rendez-vous le lundi suivant dans son bureau. Après avoir envoyé des emails à ses contacts, il m'avait décroché un stage de trois mois au CNRS pour la conception d'un nano-satellite ! »

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Objectif Kourou
Comme un coq en pâte durant ce trimestre au CNRS ayant pour but « l'étude et réalisation de la modélisation d'un nano-satellite CubeSat sous CATIA pour le projet QB50 », Jérôme se voit proposer par son tuteur, Noël Grand (Lauréat du Cristal du CNRS en 2011) de renouveler l'expérience pour son stage de fin d'études. Une invitation qu'il décline cependant, estimant qu'il pouvait tenter sa chance de l'autre côté de l'Atlantique. « Je lui ai expliqué que le rêve de ma vie, c'était de partir travailler sur le lanceur Ariane 5 au Centre spatial guyanais, précise l'IPSAlien. Mon tuteur m'a alors rédigé une belle lettre de recommandation, que j'ai envoyée avec mon CV et une lettre de motivation directement au Bureau Local des Compétences de Kourou qui s'occupe de gérer les stagiaires et les diplômés sur le site. L'avantage de l'envoyer à cet organisme est que je n'ai pas eu besoin d'atteindre les publications d'offres de stage sur le site du CNES ou d'Arianespace : je pouvais ainsi déjà préparer un peu le terrain. De ce fait, une semaine avant la publication des offres sur le site du CNES, je recevais une réponse favorable de Cegelec-Space qui m'expliquait en détail en quoi consistait mon stage. » Preuve s'il en est qu'il ne faut jamais rien lâcher pour arriver à ses fins même si, au départ, l'objectif peut paraître aussi lointain que la Guyane. « Si j'ai réussi à trouver ce stage, c'est grâce à mon forcing et ma volonté. De toute façon, les entreprises le ressentent bien au bout d'un moment : il faut se battre et ne jamais arrêter d'expliquer votre but car il y aura toujours quelqu'un de réceptif à cette envie et à cette motivation. » Remonté à bloc, Jérôme s'envolait alors pour l'Amérique du Sud en mars dernier pour un stage de fin d'études qui allait dépasser ses espérances...

A suivre : la deuxième partie sur les aventures de Jérôme au Centre spatial de Kourou

   

Après un stage de fin d'études au sein de Cegelec-Space qui l'a emmené travailler plusieurs mois sur le mythique Centre spatial guyanais de Kourou, Jérôme Correia (IPSA promo 2014) est devenu ingénieur bureau d'études pour le rover ExoMars de l'agence spatiale européenne (ESA) au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Passionné par l'espace depuis sa tendre enfance, il réalise ainsi son rêve de travailler dans cet univers « magique ». La tête sur les épaules mais les yeux tournés vers les étoiles, il revient sur sa motivation sans faille et ses deux derniers stages à l'IPSA qui ont forgé pour de bon son avenir professionnel dans le spatial. (lire ici la première partie)

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Le lancement VA219 du dernier ATV Georges Lemaître

Un stage au plus près d'Ariane 5
Venir travailler à Kourou, sur le prestigieux Centre spatial guyanais, était l'un des objectifs de Jérôme depuis plusieurs années. En mars, l'IPSAlien pouvait enfin le réaliser en partant effectuer son stage de fin d'études auprès de Cegelec-Space. « Ils ont tout pris en charge : le billet d'avion aller-retour, le transport depuis l'aéroport et le logement sur place... c'était royal, assure celui qui, en 5e année, s'était logiquement tourné vers la filière Conception des Systèmes Spatiaux (CSS). J'étais logé dans un studio tout équipé, dans la ville de Kourou, au sein d'une résidence où vivent les stagiaires et les personnes venues travailler sur une mission particulière. Cela m'a permis d'échanger avec des professionnels de carrière très sympa en dehors des heures de travail. » Sur place, la mission de Jérôme devait au départ concerner la modification du système de réglage des capteurs « hors zone » des bras cryotechniques du lanceur Ariane 5. Un sujet de stage un peu barbare d'apparence mais qui paraît tout de suite plus limpide quand il est décrit par un étudiant passé par l'IPSA. « En fait, il faut comprendre que, pour acheminer l'hydrogène et l'oxygène dans l'étage supérieur qui en a besoin pour fonctionner, un lanceur a deux bras jaunes qui partent de la table de lancement, vont vers lui et se rétractent à 7 secondes du départ. Il y a donc des capteurs sur ces bras qui récoltent et envoient des informations au centre de lancement : ils servent ainsi à valider le fait que les bras soient repliés au-delà d'une certaine distance de sécurité par rapport au lanceur afin que celui puisse bien décoller. Cegelec-Space voulait moderniser ces capteurs pour qu'ils soient encore plus précis. » Pour autant, le jeune homme a rapidement dû s'atteler à d'autres tâches tout aussi excitantes pour un passionné de sa trempe.

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Reconstitution 3D de la Station spatiale internationale

« Mes propositions ont été validées par Ariane »
À son arrivée à Cegelec-Space, Jérôme a en effet été amené à aller là où les besoins se faisaient le plus urgents. Parmi ces priorités, il y avait notamment le rack d'asservissement du système de maintenance du SAV du lanceur Ariane 5. « C'est le système de maintenance du SAV qui n'est autre que le Système d'Amortissement du Véhicule. En gros, il s'agit de deux câbles qui tiennent le lanceur Ariane 5 et servent lorsque ce dernier est en dehors du bâtiment. Il faut savoir que, de manière générale, Ariane 5 est soumis au vent. Ce système évite donc que le lanceur rentre en oscillation et commence à bouger sur son pas de tir. Cela amortit donc les oscillations du lanceur. » Plutôt ancien, ce rack d'asservissement nécessitait donc un renouvellement. « Il datait de 1994. Les cartes électroniques à l'intérieur et la partie interface hommes-machine commençaient donc à dater, ce qui pouvait poser un problème lorsque des pièces devaient être changées. Il fallait donc le moderniser pour pouvoir agir en cas de panne. » Pour cela, Jérôme travaille durant près d'un mois et demi : il contacte les fournisseurs, note de possibles évolutions et rédige enfin un dossier de propositions de modifications qu'il envoie chez Arianespace pour validation. « Ce n'est qu'à la fin de mon stage que j'ai appris que mes propositions ont été validées, ce qui est plutôt cool ! »

Deux autres missions vont ensuite se succéder pour Jérôme qui, au final, ne travaillera que très peu sur les fameux capteurs « hors zone » à l'origine de son stage. « Suite à un contretemps logistique, j'ai dû mettre entre parenthèses ce sujet pour m'attaquer successivement à deux autres dossiers : la mise en place d'un réchauffeur mobile pour réguler l'hygrométrie à l'intérieur des lignes fluides exploitées par Cegelec-Space sur le site, puis le renouvellement des colliers double filaire présents sur les lignes "V" des bras cryotechniques du lanceur Ariane 5. Les deux ont été validés. »

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Pour le lancement de l'ATV, Jérôme a eu droit à un fauteuil réservé dans la célèbre salle Jupiter

Un moment inoubliable : le lancement de l'ATV Georges Lemaître
Plus qu'heureux d'avoir pris part à différentes missions, Jérôme retient les nombreuses connections qu'il a pu faire sur place. Jamais rassasié, il a profité de ces quelques mois à Kourou pour s'en donner à cœur joie : « J'avais envie de ressortir de ce stage, pas seulement enrichi de l'expérience vécue à travers les tâches que j'ai pu réaliser mais également de tout le savoir que je pouvais récupérer à droite, à gauche, auprès des différents intervenants que je rencontrais. Grâce à ces personnes, j'ai pu voir des choses auxquelles je n'aurais pas eu accès si je n'avais pas été curieux. »

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L'amarrage de l'ATV à la Station spatiale internationale en direct depuis la salle Jupiter

Sa forte capacité à travailler et sa curiosité lui ont d'ailleurs permis de vivre un moment unique qu'il n'oubliera pas de sitôt. « J'ai eu la chance d'être en opérationnel le jour du lancement de l'Automated Transfer Vehicle (ATV) Georges Lemaître, soit le "vaisseau cargo" conçu par l'agence spatiale européenne qui va s'amarrer à la Station spatiale internationale (ISS) pour ravitailler les astronautes en oxygène, nourriture, vêtements, etc. » Un rêve de gosse à nouveau rendu possible. « J'étais dans la salle de contrôle, ce fameux bunker qui reste fermé pendant toute l'opération. J'y suis resté six heures dedans, dont quatre à faire de l'inertage des caissons LBS (pour liaisons bord sol) et d'une partie de la table de lancement. Cela consistait à maintenir un niveau d'oxygène en dessous de 5 % dans un périmètre donné pour éviter les réactions avec l'allumage du moteur qui fonctionne à l'oxygène et l'hydrogène. Ce n'était pas grand-chose mais ça m'a permis de vivre ce lancement, de ressentir les vibrations quand le lanceur part et d'être enfin dans ce bunker auquel je rêvais depuis tellement longtemps... » Encore émerveillé au moment d'en parler, l'IPSAlien sait à qui il doit cette opportunité. « Je ne remercierais jamais assez Cegelec-Space et notamment Jérôme Brillant pour ce cadeau qu'il m'a fait. C'était mon tuteur de stage et c'est vraiment quelqu'un de très accessible, en plus d'être un très bon pédagogue. Malgré la charge de travail qu'il avait, son bureau était toujours ouvert. Il m'a permis de vivre quelque chose d'inoubliable. »

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Le rover ExoMars

La passion, encore et toujours
Rentré de Kourou, Jérôme n'a pas perdu son temps : après une soutenance de stage parfaitement exécutée (auréolée d'un 19 / 20 !), l'IPSAlien est reparti travailler au CNRS où il avait déjà effectué son stage de 4e année. Désormais ingénieur bureau d'études, il œuvre à présent sur le rover martien ExoMars, « une sorte d'équivalent à Curiosity », développé par l'ESA et dont le lancement est prévu en 2018. « Le but de ce rover est de détecter la trace de vie actuelle ou passée sur Mars. Au sein de ce projet, je travaille au niveau du chromatographe, le système qui permet, une fois les échantillons recueillis sur Mars, d'en faire une exploitation directe : on chauffe les échantillons, du gaz est émis et le système du chromatographe, composé de plusieurs filtres, isolent les spectres de ces gaz pour voir de quoi les échantillons sont composés. » Avec Jérôme, c'est donc un peu d'IPSA qui s'apprête à explorer la planète rouge.

   

Il y a quelques mois de cela, nous vous parlions du pari de Thomas Xu (IPSA promotion 2009) qui a créé la société Asie Energie Ltd spécialisée dans l'énergie nucléaire et le marché chinois. Cette dernière vient d'être honorée par le Prix de l'Entrepreneuriat Club France 2014 en Chine pour son produit de décontamination nucléaire.

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Le 7 juillet dernier, Thomas Xu affichait un grand sourire. Son équipe devenait ainsi lauréate de la 1re édition du Prix de l'Entrepreneuriat. Au côté de Zhifeng Gu et Jade Lin, deux membres chinois de son entreprise Asie Energie Ltd, le Français a ainsi réussi à convaincre un jury composé d'investisseurs, banquiers, chercheurs français et chinois, et présidé par Wang Yan, fondateur du site sina.com à l'origine de Weibo, l'équivalent de Twitter ou Facebook en Chine. La raison de ce succès ? Un projet réfléchi autour du nucléaire, spécialité d'Asie Energie Ltd et secteur à fort potentiel pour l'Empire du Milieu.

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De gauche à droite : Thomas Xu, Jade Lin et Zhifeng Gu

Qu'est-ce qui vous a poussé à participer à ce concours ?
Ce concours était organisé par l'Ambassade de France en Chine et le Club France, un organisme qui regroupe tous les étudiants chinois ayant fait des études en France. Comme mes associés Zhifeng et Jade y ont justement étudié - Zhifeng est ingénieur des Mines de Paris et Jade, diplômée en finance de l'université d'Assas -, nous avons voulu tenter notre chance.
Jusqu'à présent, avec Asie Energie Ltd, nous ne faisions que revendre des produits que nous ne fabriquions pas. Avec ce projet, nous avons voulu aller plus loin : nous avons fait plusieurs études de marché en ce sens et avons constaté qu'il y avait un marché dans la maintenance - et notamment la décontamination - des centrales nucléaires, notamment parce qu'il va y avoir de plus en plus de centrales chinoises en opération dans un futur proche. Pour vous donner une idée, il y a actuellement 20 centrales en opération en Chine et 28 en construction. L'objectif de la Chine étant d'avoir plus de 200 centrales sur son territoire, cela en fait le plus gros marché nucléaire au monde ! A titre de comparaison, la France est dotée de 58 réacteurs.

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En quoi consiste-t-il exactement ce projet portant sur la décontamination nucléaire ?
Nous travaillons à la fabrication d'une solution chimique qui permet de décontaminer les parois et équipements dans l'îlot nucléaire des centrales chinoises. En raison de la proximité avec le combustible nucléaire, certaines pièces - comme les piscines et équipements autour de la tuyauterie primaire - sont contaminées par la radioactivité. Notre produit est une solution qui sera utilisée par les centrales nucléaires chinoises sous la forme d'une mousse de décontamination. L'avantage de ce produit pour le client est une diminution des effluents liquides générés lors de la décontamination pour une quantité plus faible de produits utilisés. Ce qui permet donc à la centrale de faire des économies lors des arrêts de tranches. Pour réaliser tout cela, nous voulons lancer une usine de production en Chine.

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A quel stade se trouve le développement du projet ?
Pour le moment, nous avons fait un business plan pensé pour le marché chinois - celui que nous visons exclusivement - comprenant une partie financière mais aussi une partie technique - développement du produit, documents nécessaires, process de fabrication, etc. Le projet implique l'ouverture d'un bureau commercial à Pékin ainsi que la création d'une usine de fabrication à Haiyan dans la province du Zhejiang où se trouve le site nucléaire de Qinshan - qui, à terme, devrait accueillir neuf centrales. L'investissement choisi pour le moment est un investissement personnel sur fonds propres de Zhifeng, Jade et moi Le démarrage du projet impliquera un recrutement initial de cinq personnes même si, au final, doubler les effectifs sera nécessaire à l'opération de l'usine. Au final, Zhifeng devrait s'occuper du management, Jade de la partie RH/finance et moi de la partie technique.

Près de 50 projets étaient en compétition. Qu'est-ce qui a fait la différence ?
Le fait que le financement soit stable, que le développement soit industriel et que le domaine abordé soit à haute valeur ajoutée. Ce prix est surtout une reconnaissance auprès des autorités françaises et chinoises. Grâce à lui, nous avons eu davantage de faciliter pour trouver le site où construire notre future usine en 2015 et pour négocier avec les zones de développement et parcs industriels chinois.


A propos de Thomas Xu
Diplômé de l'IPSA en 2009 et doté du double diplôme Master of Science, Astronautics and Space Engineering dans le cadre du partenariat de l'école avec Cranfield University, Thomas a ensuite effectué une formation généraliste sur l'ingénierie nucléaire au sein de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN). Il commence sa carrière professionnelle par un volontariat international en entreprise (VIE) de deux ans au sein du Groupe intersyndical de l'industrie nucléaire (GIIN), en Chine. Il se lance dans l'entrepreneuriat en créant la société de conseil Asie Energie Ltd en 2011.

   

En février dernier, l'IPSA officialisait un accord avec l'université Salford de Manchester. Tous comme pour les partenariats signés avec les universités de Cranfield (Royaume-Uni), de Cheng Kung (Taiwan), de Shenyang (Chine) et d'Arizona (Etats-Unis), ce dernier permettra à une poignée d'étudiants de l'école de valider un double diplôme reconnu lors de leur 5e année.

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Bienvenue à Salford

« L'université Salford a l'habitude de travailler avec des écoles d'ingénieurs françaises et d'accueillir leurs étudiants, détaille Gabrielle Torino, responsable des relations Internationales à l'IPSA. Elle est donc très ouverte. De plus, avant de devenir une université dans les années 90, l'établissement était initialement un collège d'ingénieurs créé au 19e siècle par décret royale. Son département d'aérospatial est donc très reconnu. Salford a également des accords avec des entreprises qui garantissent des stages en Angleterre pour les étudiants poursuivant un master chez eux. Ce sera donc une première pour l'IPSA car, jusqu'ici, nous n'avons jamais eu d'étudiants en stage en Angleterre, notamment parce que les entreprises anglaises privilégient les partenariats avec les établissements britanniques. »

salford_manchester_03.jpgLe double diplôme, un plus pour l'expérience et pour le CV !

Dès la rentrée 2014-2015 qui aura lieu au mois de septembre, deux étudiants de l'IPSA, Xavier Bovier-Lapierre et Vincent Jouffroy, étrenneront ce nouveau partenariat et partiront effectuer leur 5e année à Manchester pour obtenir un double diplôme en plus du titre d'ingénieur.

Vincent s'attèlera à travailler pour son master Autonomous Systems, Xavier œuvrera à la réussite d'un master de recherche Aerospace Mechanical Engineering. « C'est dans la lignée de la spécialité Mécanique & Structure de l'IPSA, explique ce dernier. On va apprendre tous les assemblages de grands ensembles aéronautiques, les grosses parties du fuselage, comment ça marche, etc. Et l'avantage de ce master, c'est le partenariat avec une entreprise sur place qui permettra d'effectuer un stage à la fin. » Parti à Taiwan lors du semestre obligatoire à l'international, Xavier est impatient de remettre les pieds à l'étranger, pour « l'expérience » mais aussi pour son « CV ». « C'est quand même un avantage d'avoir un double diplôme et de montrer qu'on est mobile, précise Xavier. J'ai sauté sur l'occasion que représentait le partenariat avec Salford car c'était pile-poil ce que je voulais faire. J'ai hâte de voir comment est la vie sur place, de pouvoir m'intégrer et parler anglais tous les jours. Car même si je me débrouille déjà très bien, ça me permettra vraiment d'avoir un niveau encore meilleur. Je compte aussi en profiter pour visiter la région car je vais m'y rendre avec ma voiture. » Quant à savoir si Xavier profitera de cette année pour aller voir un match de football, véritable religion à Manchester, l'étudiant ne laisse pas de place au suspense : « Bien sûr, c'est une évidence ! Et à choisir, je suis plus United que City ! »


A propos de l'université de Salford
L'université de Salford, université publique de Recherche située non loin de Manchester, compte environ 20 000 étudiants. Elle possède le Musée de Salford, première bibliothèque municipale à accès libre et gratuit en Angleterre, ainsi qu'une Galerie d'Art, tous deux situés sur le campus près du Parc du Peel. En 1992, le collège a obtenu le statut d'université et HRH Prince Philip, Duke of Edinburgh qui fut le premier chancelier de l'université s'est toujours beaucoup intéressé à son développement. En 2012, l'université de Salford a annoncé son partenariat avec BAE Systems, la plus grande entreprise d'armement du Royaume-Uni et quatre autres universités du Nord-Ouest de l'Angleterre (Liverpool, Manchester, UCLAN et Lancaster) pour travailler sur le programme « Gamma ». Le but du programme est de développer "des systèmes autonomes" ; solutions basées sur les technologies pour remplacer les humains dans certaines tâches banales, dangereuses, salissantes, minutieuses et/ou précises, que requièrent les secteurs comme l'aérospatial, le nucléaire, l'automobile, la pétrochimique et également pour les drones militaires. L'université est aujourd'hui classée 551e dans le Top 600 des universités par le QS World University Rankings (2013).

 
 
 

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