Récemment dans la catégorie Etudes

 

Un stage est souvent une bonne opportunité d'affiner son orientation professionnelle et de tenter différentes expériences. Thibaud Leboeuf (IPSA promo 2016) peut en témoigner : c'est au sein du géant Airbus Defence and Space qu'il a choisi de réaliser son stage de 4e année. Avant la fin de ce dernier, prévue pour le 25 septembre 2015, l'IPSAlien livre ses premières impressions.

stage_parcours_experience_airbus_defence_space_entreprise_2015_mission_ingenieur_ipsa_aeronautique_01.jpg

Thibaud Leboeuf

Comment as-tu trouvé ce stage ?
Je l'ai trouvé tout simplement sur le site de recrutement d'Airbus Group. J'ai postulé en ligne et, après un premier entretien téléphonique avec un RH, j'ai eu un autre entretien sur site d'Elancourt avec un ingénieur qui se révéla être mon futur tuteur de stage.
Si j'ai choisi Airbus, c'est parce qu'il s'agit d'une grosse entreprise à dimension internationale, avec une réputation certaine dans les secteurs de l'aéronautique et du spatial. Je me suis donc dit que cela pouvait être intéressant d'essayer de rentrer dans une entreprise pareille dès la 4e année. Faire partie d'Airbus offre des opportunités d'aller à l'étranger, de voir différents domaines, de rencontrer différents milieux de compétences, etc. C'est donc un stage très intéressant pour découvrir ce qu'est un grand groupe et éventuellement poursuivre là-dedans plus tard.

Tu étais confiant au moment de faire les entretiens ?
Oui, même si c'était la première fois que je tentais d'intégrer une entreprise d'aussi grande envergure. Avec le RH, c'était un peu bizarre puisque je n'avais jamais fait d'entretien téléphonique auparavant, mais comme j'ai toujours été franc et cohérent dans mes propos, ça s'est bien passé. Durant l'entretien sur site avec l'ingénieur, le feeling est passé : il m'a posé quelques questions techniques, m'a demandé mes objectifs professionnels... Il a fallu que je démontre que ma demande de stage s'inscrivait dans mon parcours, avec un attrait pour la sécurité militaire, spatiale et aéronautique mais aussi - et surtout - les télécommunications. Ayant justement choisi la spécialité Systèmes Embarqués et Télécommunications à l'IPSA, je voulais que mon stage de 4e année me permette de voir ce que donnait la pratique des télécommunications en entreprise.

stage_parcours_experience_airbus_defence_space_entreprise_2015_mission_ingenieur_ipsa_aeronautique_02.jpg
Quel est ton rôle au sein d'Airbus Defence and Space ?
J'ai une mission d'importance mais je ne peux pas trop en parler pour des raisons de confidentialité. Je peux néanmoins dire que je travaille sur des systèmes de télécommunications par satellites militaires. J'aide ainsi mon tuteur autour de certains projets militaires, notamment pour l'armée française.

Qu'est-ce qui te plaît dans ce stage ?
Après avoir fait beaucoup de théorie à l'IPSA dans le cadre de ma spécialisation, c'est particulièrement grisant de voir les modalités d'application de ces connaissances, de pouvoir les intégrer dans des projets réels, mais aussi d'en voir les limites d'application : si la théorie marche dans tous les cas, la réalité du terrain est toute autre. Il faut alors s'adapter avec le client et faire fi des contraintes qui peuvent se présenter.

Cela te donne envie de poursuivre dans cette voie ?
Cela me conforte effectivement dans mon orientation de carrière, dans les télécommunications militaires ou non, mais aussi dans un groupe comme Airbus : en deux semaines sur place, j'étais déjà très bien intégré à l'équipe. Le bilan est pour l'instant très positif et j'ai appris beaucoup de choses. Pourquoi pas me diriger vers un stage similaire en 5e année mais cette fois plus axé sur l'aéronautique ou l'aérospatial.

   

Matthieu Lagarde (IPSA promo 2016) effectue son stage de 4e année au sein de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC). Une opportunité pour lui de participer activement à la mise au point du protocole CALIPSO dont il dévoile les grandes lignes.

stage_ipsa_protocole_calipso_aviation_civile_dgac_direction_experience_etudiant_temoignage_04.jpg

Matthieu Lagarde

Comment as-tu trouvé ce stage ?
Pour ne pas me fermer de portes, j'ai d'abord commencé par sonder plusieurs entreprises dans différents domaines en ayant un lien avec ma spécialisation de 4e année à l'IPSA : Énergétique, propulsion et développement durable. À force de recherche, j'ai pu obtenir un contact à la DGAC dans le service navigation aérienne. Il a pu transmettre mon CV au chef du bureau de la performance environnementale des aéronefs, Bruno Hamon, qui travaille à la Direction du Transport Aérien (DTA), au sein de la sous-direction chargée du développement durable. Le thème du stage me plaisait : la performance acoustique des avions dans le but de rétablir le dialogue entre les riverains et les utilisateurs d'avions. Il faut savoir que les nuisances sonores sont liées à la performance environnementale et donc au développement durable de l'aviation civile. Pendant mon stage, j'assiste donc mon tuteur sur le développement et la mise au point du protocole CALIPSO.

stage_ipsa_protocole_calipso_aviation_civile_dgac_direction_experience_etudiant_temoignage_01.jpg
Qu'est-ce que le protocole CALIPSO ?
CALIPSO, pour Classification des Avions Légers selon leur Indice de Performance Sonore, classe les avions selon le niveau de bruit qu'ils produisent. La classification repose sur un protocole de mesures acoustiques : on révèle le niveau de bruit de l'avion en situation réelle de vol en effectuant des survols à 800 ft au-dessus d'un point de mesure. Afin d'explorer le domaine de vol de l'aéronef lors du tour de piste, les survols sont effectués à différents régimes moteurs pour les avions équipés d'hélices à calage fixe ou à différents pourcentages de puissance pour les avions équipés d'hélices à calage variable. L'expression « calage fixe» désigne une hélice dont le pas ne va pas évoluer en vol : il reste fixe du début à la fin. Les « pas variables » sont soit réglables en vol - le pilote choisit alors en vol l'angle de calage de l'hélice -, soit à vitesse constante afin de conserver le meilleur rendement de l'hélice.
Une fois les mesures effectuées, on revient dans les locaux de la DGAC pour analyser les données et affiner le protocole. Ces mesures permettent de tracer une courbe suivant le type d'hélice de l'avion. De là, on détermine un indice de performances sonores permettant de classer l'avion en type A, B, C ou D (voir encadré). L'outil CALIPSO permet de disposer de données objectives sur le bruit réel des aéronefs à l'occasion du tour de piste afin de renouer le dialogue entre les riverains et les utilisateurs d'avions car on a souvent des problèmes à ce sujet : pour les riverains, l'avion est trop bruyant; pour le propriétaire, les riverains n'acceptent pas l'aviation légère. En apportant ces données objectives sur le bruit des avions, CALIPSO permettra de concilier l'intérêt des utilisateurs et les attentes des riverains.

stage_ipsa_protocole_calipso_aviation_civile_dgac_direction_experience_etudiant_temoignage_02.jpg
Ça te dit de continuer dans cette voie plus tard ?
Tout à fait. C'est un domaine qui m'attire beaucoup. J'ai la chance d'avoir des missions intéressantes et je commence déjà à écrire des parties du protocole qui vont être publiées, c'est donc du concret. Pourquoi ne pas alors poursuivre l'an prochain ? D'autant qu'il s'agit d'un projet qui est amené à se développer afin de couvrir au maximum la flotte de l'aviation civile française.

stage_ipsa_protocole_calipso_aviation_civile_dgac_direction_experience_etudiant_temoignage_03.jpg


Quatre classes d'indice de performance selon le protocole CALIPSO :

  • Classe A pour les appareils qui présentent un indice de performance acoustique supérieur à 60
  • Classe B pour les appareils avec un indice de performance entre 30 et 60
  • Classe C pour les appareils présentant un indice de performance entre 0 et 30
  • Classe D pour les appareils qui présentent un indice de performance inférieur à 0, c'est-à-dire dont le niveau de bruit est en moyenne supérieur à celui du niveau maximal de la conversation
   

Ateliers, conférences, forums, projets d'études, stages... Les relations entreprises sont au cœur de la formation proposée par l'IPSA à Paris et Toulouse. Les IPSAliens peuvent ainsi compter sur une relation forte nouée entre l'école et des constructeurs/équipementiers de l'aérospatial en France comme à l'International mais aussi avec des entreprises aux activités connexes ou appartenant à d'autres secteurs comme le transport, l'énergie, la défense ou l'automobile. Pour en savoir plus, cliquez sur la vidéo ci-dessous !

   

Grâce à ses laboratoires en Mécatronique, Signal et Systèmes, en Mécanique, Énergétique et Aérodynamique ainsi qu'en Astronomie et Astrophysique, la recherche au sein de l'IPSA ne cesse de se développer en synergie avec les mondes académique et industriel. Karim Trabelsi, directeur délégué à la recherche, Rémi Bertossi, enseignant-chercheur spécialisé en énergie et thermique, et Juan Antonio Escareno, enseignant-chercheur spécialiste des drones, reviennent sur les atouts de la recherche IPSAlienne.

   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les majors de sa promotion 2014. Après Kelvin Roehrig (International), Willy Leddet (Management et Logistique Industrielle), Thibault Duarte (Conception des Systèmes Aéronautiques, spécialité Structures de Commandes) et Kévin Humbert (Conception des Systèmes Aéronautiques, spécialité Structures Véhicules), voici Alexandre Wach, major de la filière Conception des Systèmes Spatiaux.

majors-promotion-2014-majeure_ipsa_conception_systemes_spatiaux_interview_focus_diplome_01.jpg

Roland Potez, président de Potez Aéronautique et parrain de la promotion 2014, Fabrice Bardèche, vice-président exécutif de IONIS Education Group et Alexandre lors de la cérémonie de remise des titres

Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
C'est avant tout une école où tous les étudiants sont réunis autour d'une même passion, que ce soit l'espace ou l'aéronautique. On y acquiert des connaissances mais surtout des méthodes de travail qui qui vont nous servir tout au long de notre carrière.

C'est cette passion qui t'avais décidé à rejoindre l'école ?
Exactement. Je voulais rentrer dans une école à dominante aéronautique et spatiale directement après le bac, plutôt que de passer par d'autres cursus plus classiques comme une CPGE. C'est aussi cette passion pour l'espace qui m'a fait choisir par la suite la filière Conception des Systèmes Spatiaux en 5e année.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant ces cinq ans passés à l'école ?
Le travail en groupe. C'est quelque chose que j'ai eu l'occasion de découvrir à l'IPSA au travers des nombreux projets que nous avons eu à réaliser mais aussi grâce aux associations étudiantes qui nous permettaient également de mener à bien des projets très différents de ceux qu'on peut faire dans un cadre académique.

Tu étais bien intégré à la vie associative ?
Oui, dans deux domaines complétement différents ! D'un côté, j'étais d'abord membre de l'association IPS'Airsoft qui a pour but de proposer aux IPSAliens de découvrir l'airsoft, de l'autre, je faisais partie d'I-Tech, une association spécialisée dans la réalisation de projets autour des drones et des nouvelles technologies. Avec cette dernière, j'ai notamment participé à la création d'un drone et au projet d'interface neuronale. J'ai d'ailleurs fait mon projet de fin d'études sur un système visant à interpréter les signaux reçus grâce à un casque captant les ondes cérébrales pour pouvoir ensuite développer des applications capables de contrôler un appareil - notamment un drone - par la pensée.


Est-ce que, pour toi, il y a un fort esprit promo à l'IPSA ?
Oui ! C'est quelque chose de difficile à expliquer mais, en cinq ans passés à côtoyer la plupart du temps les mêmes personnes, des groupes se forment selon les affinités. Aujourd'hui, je garde toujours contact avec certains de mes camarades de promotion.

As-tu un souvenir qui t'a marqué plus qu'un autre ?
C'est forcément le semestre à l'étranger qui est, je pense, un moment particulier pour tous les étudiants de l'IPSA. J'étais parti aux États-Unis, à Tucson en Arizona. Pour moi, c'était bien plus qu'un simple voyage scolaire. Sur place, on vivait en immersion totale avec mes autres camarades de promotion. Le dépaysement était là, avec des méthodes de travail et des cours différents de ceux dont on avait l'habitude, mais surtout, parce que ce pays est culturellement par moment très similaire et d'autres très différents à la France.

Que fais-tu actuellement ?
Je suis en plein processus de recrutement pour rejoindre une société réputée de consulting en technologies. Mon profil leur convient et il ne reste plus qu'à trouver une mission qui me corresponde !

majors-promotion-2014-majeure_ipsa_conception_systemes_spatiaux_interview_focus_diplome_02.jpgAlexandre (à gauche) et les étudiants de l'IPSA présents à Tucson pour le semestre à l'étranger

   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les majors de sa promotion 2014. Après Kelvin Roehrig (International), Willy Leddet (Management et Logistique Industrielle) et Thibault Duarte (Conception des Systèmes Aéronautiques, spécialité Structures de Commandes), voici Kévin Humbert, major de la filière Conception des Systèmes Aéronautiques, option Structures Véhicules.

major_ipsa_promo2014_kevin_diplome_majeure_conception-systeme-aeronautique_structures_vehicules_ingenieur_parcours_temoignage_01.jpg
Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
Si j'avais choisi l'IPSA après le bac, c'était parce qu'il s'agissait d'une école orientée aéronautique, un secteur qui m'avait toujours attiré. Pour moi, c'est une très bonne école pour devenir ingénieur, avec justement de nombreux projets aéronautiques à mener.

D'où t'est venue cette passion pour l'aéronautique ?
Très jeune, je suis parti en Guyane et j'ai eu l'occasion de voir la fusée Ariane décoller. Cela m'a donné envie de travailler dans les domaines aéronautique et aérospatial. En plus de mes études à l'IPSA, je fais aussi du vol : je viens d'ailleurs de passer mon brevet de pilote sur un monomoteur !

Être formé au métier d'ingénieur aide-t-il quand on souhaite devenir pilote ?
Oui ! Les cours d'aéronautique, d'aérodynamique, de mécanique et de description de l'avion à l'IPSA permettent à un pilote de comprendre encore mieux comment fonctionne l'avion. Tout ce qui est apprentissage théorique pour l'obtention du brevet de pilote devient beaucoup plus simple après cela.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant ces cinq ans de cursus ?
Ce qui m'a beaucoup intéressé, c'était le côté mécanique - d'où ma spécialisation en 4e année dans le domaine de la mécanique des structures - avec la possibilité d'utiliser tous les logiciels que l'IPSA proposait : Catia, Nastran, etc.
Je retiens aussi toutes les associations étudiantes de l'école que j'ai adorées, notamment I-Tech avec laquelle j'ai pu participer à la réalisation du projet de fin d'études neurocockpit, un casque qui détectait les signaux électriques du cerveau pour qu'ils soient ensuite traités et adaptés à la commande d'un simulateur de vol. Au sein de l'équipe, mon rôle portait sur la pré-étude de faisabilité, à savoir comment il pourrait fonctionner, quid de la récupération des données, de l'association de ces dernières à un simulateur, etc.

Est-ce que, pour toi, il y a un fort esprit promo à l'IPSA ?
Oui ! Il y a un bon esprit d'entraide, aussi bien dans les associations que pendant les cours et les examens. Les IPSAliens se soutiennent !

Est-ce que tu as une anecdote ou un souvenir marquant de ton passage à l'IPSA ?
Il y a eu le concours Usaire 2013. J'y ai participé avec Michaël Boisard (IPSA promo 2014) et le sujet a porté cette année-là sur les applications drones civiles et militaires en 2040. Nous avions soumis un dossier portant sur cette thématique avec des volets sur la réglementation, les nouvelles technologies utilisables, les risques liés, le piratage, etc. Le concours a duré près de six mois et j'ai adoré travailler avec Michaël. Nous avions d'ailleurs remporté la première place ! Cela nous a donné la possibilité de partir à Singapour pendant une semaine et de notamment visiter les infrastructures de Rolls Royce sur place.

Que fais-tu actuellement ?
Je suis actuellement à la Snecma. Je travaille sur tout ce qui est dérogation, c'est-à-dire que je dois valider les pièces produites et vérifier à ce qu'elles respectent bien toutes les cotations afin d'être utilisées par la suite. Il y a beaucoup de calculs à faire. C'est un vrai métier d'ingénieur mais plus orienté production. C'est ce que je cherchais à faire : être dans un bureau d'études.

   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les majors de sa promotion 2014. Après Kelvin Roehrig (major International) et Willy Leddet (major Management et Logistique Industrielle), voici Thibault Duarte, major de la filière Conception des Systèmes Aéronautiques, spécialité Structures de Commandes.

majors-promotion-2014-majeure_ipsa_conception_systemes_aeronautiques_structures_commandes_interview_focus_diplome_02.jpg
Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
L'IPSA, c'est trois années de ma vie et l'aboutissement de ma scolarité. Cela représente aussi beaucoup de connaissances, de rencontres et de voyages.

Que faisais-tu avant de rejoindre l'école ?
J'ai fait une CPGE, soit deux ans de prépa, et je suis ensuite directement entré à l'IPSA Toulouse en 3e année. Étant passionné d'aéronautique, je voulais absolument intégrer une école spécialisée dans ce secteur.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant ces trois ans de cursus ?
La dimension humaine lors de la réalisation des projets. On est tous solidaires, que ce soit pour un projet commun ou non. Il n'y a pas de notion de compétition, c'est vraiment de l'entraide. C'est ce qui m'a sans doute le plus plu et le plus appris durant mon parcours à l'école. Je retiens également le projet de fin d'études en 5e année qui portait sur la modélisation d'un drone Trirotor convertible : c'était un projet complet qui permettait de voir énormément de choses. Au niveau des connaissances techniques, c'était le plus important. D'ailleurs, le projet continue encore à l'IPSA : les 5es années de cette année et ceux de l'année prochaine devraient le terminer.

Tu me parlais de voyages. Quels sont ceux que tu as pu effectuer dans le cadre de l'IPSA ?
En 3e année, pour le semestre à l'International, je suis parti aux États-Unis, dans l'Université d'Arizona basée à Tucson. Pendant quatre mois, ça a été la découverte du monde américain. C'était très intéressant et complétement différent de la France. Un souvenir extraordinaire !

majors-promotion-2014-majeure_ipsa_conception_systemes_aeronautiques_structures_commandes_interview_focus_diplome_01.jpg

Thibault dans la Monument Valley, aux États-Unis

Est-ce que, pour toi, il y a un fort esprit promo à l'IPSA ?
C'est sûr qu'on peut parler d'esprit promo ! À l'IPSA, il y a deux campus : Paris et Toulouse. Tant qu'on est dans les trois premières années, on se fait une « petite guerre » mais tout change une fois qu'on se retrouve pour la 4e année. J'ai eu la chance de pouvoir rencontrer quelques étudiants parisiens lors du semestre à l'International et, quand on est arrivés sur Paris pour la rentrée, ils nous ont tous accueillis à bras ouverts pour nous faire connaître le campus d'Ivry et ses alentours. C'est là qu'on voit le bel esprit de la promotion : tout le monde est solidaire et s'entraide. Il n'y a alors plus de Parisiens ou de Toulousains : on est tous IPSAliens et de la même promo.

Prenais-tu part à la vie associative ?
J'ai fait partie de l'équipe de rugby de l'IPSA : j'ai joué un peu à différents postes en commençant en tant que 10 avant de finir troisième ligne. Lors de ma 5e année, avant nos départs en stage de fin d'études, on était pas mal classés, avec pas mal de matchs remportés. J'ai également participé à quelques événements de l'association de surf IPSA Wax.

Tu es major de la promotion 2014 de la filière Conception des Systèmes Aéronautiques, spécialité Structures de Commandes. Pourquoi as-tu choisi cette voie ?
Je pense que l'avenir de l'aviation et de l'aéronautique se situe dans les drones. C'est pourquoi je voulais aller dans ce domaine-là pour connaître les systèmes de commande, la modélisation, l'automatisation, etc. C'est ce qui m'intéresse le plus.

Que fais-tu actuellement ?
Je suis en contact avec différentes sociétés en France et en Belgique pour justement travailler dans ce domaine. Ces derniers mois, j'ai également participé à Mission On Mars Robot Challenge 2015, un concours de robotique organisé par Mathworks et Innorobo. J'étais en équipe avec un autre ancien IPSAlien, Cédric Pi (promo 2014), mais, malheureusement, on n'a pas eu le temps de terminer notre projet dans les temps. Cela dit, comme il est toujours en cours de cheminement sur mon ordinateur, je pense le finir pour le plaisir.

   

L'IPSA prépare déjà activement l'année 2015-2016 pour ses étudiants actuellement en stage ou en vacances ainsi que pour les nouveaux arrivants sur les campus de Paris et Toulouse. Voici le calendrier de la prochaine rentrée.

agenda_rentree_prerentree_2015-2016_ipsa_cursus_campus_toulouse_paris_etudiants_nouveaux_01.jpg
Dates de rentrée campus de Paris / Ivry-sur-Seine et de Toulouse :

  • AERO 1, AERO 1 STI et cycle renforcé : lundi 31 août à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 2 : lundi 7 septembre à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 3 : lundi 14 septembre à 9 h 30 au campus d'Ivry-sur-Seine et Toulouse
  • AERO 4 : rentrée au campus d'Ivry-sur-Seine décalée au 1er février 2016 en raison du semestre obligatoire à l'International
  • AERO 5 : lundi 28 septembre à 14 h au campus d'Ivry-sur-Seine


Selon le cursus d'origine des étudiants, l'IPSA propose des sessions de mise à niveau pour les nouveaux IPSAliens intégrant l'école en 2e et 3e année.

Dates des cours de pré-rentrée campus de Paris / Ivry-sur-Seine :

  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 2 : lundi 31 août à 8 h 30
  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 3 : lundi 24 août à 8 h 30


Dates des cours de pré-rentrée campus de Toulouse :

  • Étudiants intégrant l'IPSA en AERO 2 ou en AERO 3 : lundi 24 août à 9 h
   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les majors de sa promotion 2014. Après Kelvin Roehrig, major International, voici Willy Leddet, major de la filière Management et Logistique Industrielle.

majors-promotion-2014-majeure-manegement_logique_industrielle_ipsa_interview_focus_diplome_02.jpg
Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
C'est d'abord l'entraide entre les différents étudiants : il y avait un véritable esprit de groupe dans notre promotion. Je connais la plupart des personnes avec qui j'ai été diplômé depuis la 1re année. Nous avons passé cinq ans ensemble et cela crée des liens, tout comme le fait d'avoir été amenés à réaliser de nombreux projets en groupe depuis nos débuts à l'IPSA. L'expérience à l'International qui, à l'époque se faisait en 3e année, nous a également bien rapprochés. Nous ne connaissions alors pas les IPSAliens de Toulouse et ce séjour a permis en quatre mois de se découvrir les uns les autres. La promotion entière s'est soudée à ce moment-là, il n'y avait plus de distinctions entre étudiants parisiens et toulousains.

Pourquoi avais-tu choisi de rejoindre l'école ?
Comme j'étais bon en mathématiques et en physique au lycée, j'ai commencé à m'orienter vers les écoles d'ingénieurs. Je me suis alors tourné vers l'IPSA car j'ai toujours été intéressé par tout ce qui avait attrait au spatial.

Qu'est-ce qui t'attiré dans le spatial ?
Le fait que ce soit un domaine très complexe où il reste beaucoup de choses à découvrir. Si l'on s'intéresse par exemple au trou noir, la distorsion de l'espace et du temps autour de celui-ci est telle que quelques secondes à cette position de l'espace peuvent représenter plusieurs années sur Terre. C'est quelque chose de très complexe à imaginer mais qui est très stimulant.

Qu'est-ce que tu as pu apprendre tout au long de ton cursus ?
Principalement des compétences en mécanique, certes axées sur l'aéronautique, mais qui peuvent aussi s'appliquer à d'autres domaines, comme l'automobile. Mais au-delà de toutes les compétences techniques auxquelles je pourrais penser, je dirais simplement que l'IPSA m'a appris une manière de réfléchir pour appréhender les problèmes et les résoudre. Quand un problème intervient, que ce soit un exercice purement physique ou une situation professionnelle en termes de management, on doit analyser la situation afin d'identifier les différentes options qui s'offrent à nous et faire le meilleur choix.

Quel projet à l'IPSA t'a le plus marqué ?
Mon projet de fin d'études en 5e année. À cette occasion, nous avons pu étudier l'éventualité d'une extension du centre de maintenance de Dassault Falcon Services au Bourget. Ce projet a été mené en partenariat avec l'entreprise, ce qui nous a permis de rencontrer le directeur de la maintenance qui nous a aidés sur le sujet, nous a fait visiter les locaux et a mis en évidence diverses problématiques. Ce fut très formateur, d'autant que nous avons pu constater que notre contact chez DFS était très intéressé par notre étude et de son application possible au sein de l'entreprise. Même s'il n'y a pas eu de réelle application du projet pour le moment, on sentait que notre étude les intéressait.

Le semestre à l'étranger t'a aussi plu ? Où l'as-tu effectué ?
Je suis parti à l'Université d'Arizona, dans la ville de Tucson aux États-Unis. Ce qui m'a marqué, à mon arrivée sur place, c'était la taille impressionnante des campus qui ressemblent à des villes. J'ai ensuite beaucoup apprécié le fait d'avoir des cours théoriques le matin et des travaux pratiques l'après-midi. Cela permettait de mieux comprendre ce que nous avions étudié à l'aide d'applications pratiques.

majors-promotion-2014-majeure-manegement_logique_industrielle_ipsa_interview_focus_diplome_01.jpg

Roland Potez, président de Potez Aéronautique et parrain de la promotion 2014, Fabrice Bardèche, vice-président exécutif de IONIS Education Group et Willy

À l'IPSA, il y a également une belle vie associative. Tu y as participé ?
Oui. Je faisais partie d'IPSA Wax : je suis fondateur et ait été trésorier de l'association. Nous étions un groupe d'amis qui se connaissaient depuis la 1re année et, comme nous voulions nous investir dans le milieu associatif de l'IPSA, nous nous sommes dit que cela pouvait être intéressant de créer notre propre association pour proposer un événement entre la soirée de décembre de l'école et le gala qui, à l'époque, se déroulait en mai. C'était un creux de la vie étudiante à combler. Comme certains de nos membres pratiquaient déjà le surf, nous sommes partis sur l'idée d'une organisation d'un surf trip d'une semaine en proposant également d'autres activités sportives - le basket, le foot, le volley et divers sports de glisse. Nous nous sommes lancés dans cette aventure et cela nous fait très plaisir que l'association et le surf trip continuent depuis notre départ de l'école. Le dernier surf trip s'est d'ailleurs visiblement très bien passé et la nouvelle équipe d'IPSA Wax a également apporté sa propre touche en proposant désormais de nouvelles activités, avec des sessions régulières de wakeboard.

Tu es major de la promotion 2014 en Management et Logistique Industrielle. Pourquoi t'étais-tu tourné vers cette option ?
J'ai eu l'opportunité de faire mon stage de 4e année dans un bureau d'études et, même si c'était dans le milieu automobile et que le sujet était très intéressant, cela m'a fait comprendre que je n'avais pas forcément envie de m'orienter dans ce type de département au sein d'une entreprise. J'ai donc choisi cette option car je voulais diversifier mes compétences vers des spécialités un peu moins techniques.

Que fais-tu maintenant que tu es diplômé ?
Après avoir terminé mon stage de fin d'études à Dassault Systèmes en tant que Project Manager Officer - gestion de projets appliquée aux systèmes d'information -, j'ai rejoint PCO Innovation, une entreprise qui a été rachetée par Accenture. Dans la continuité de mon stage de fin d'études, je travaille encore dans le domaine des systèmes d'informations, plus particulièrement dans le Product Lifecycle Management. J'occupe le poste de chef de projet junior : mes missions consistent à m'assurer du bon avancement du projet en manageant les équipes et en faisant du reporting par le biais d'indicateurs de performances auprès du chef de projet, aussi bien sur l'aspect financier que technique. Ce qui est intéressant, c'est justement la partie management et le fait d'avoir une vue globale d'un projet. Il ne faut pas se limiter à la technique : il faut voir les tenants et les aboutissants, être en relation avec le client, les équipes, réussir à nouer des liens, gérer le budget, le planning, etc. C'est challengeant et varié, c'est ce qui me plaît dans mon métier.

   

Durant l'été, l'IPSA vous propose de découvrir les cinq majors de sa promotion 2014. C'est Kelvin Roehrig, major de la majeure International, qui ouvre le bal.

kelvin_major_promotion_international_2014_ancien_diplome_chine_parcours_02.jpg
Qu'est-ce que l'IPSA représente pour toi ?
Pour moi, c'est d'abord le fait de travailler en équipe autour d'une même passion : l'aéronautique et le spatial. Durant ces cinq années passées à l'IPSA, j'ai appris énormément de choses que j'ai pu mettre directement en pratique grâce aux nombreux projets auxquels j'ai participé.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué durant ton cursus ?
Ce qui m'a plu, c'est cet esprit de groupe qui liait toute la promotion mais aussi tous les étudiants de l'école en général !

Tu as un plus beau souvenir en tête ?
Bien sûr, j'en ai même plusieurs. Celui que je retiens le plus, c'est sans doute mon séjour de 5e année en Chine pour le programme bi-diplômant à l'Université Aérospatiale de Shenyang où nous étions en petit comité. Cela nous a permis de nous connaître encore davantage et de créer des liens qui, je l'espère, durerons éternellement !

Justement, parlons de ce double diplôme. Pourquoi avoir choisi cette possibilité proposée par l'IPSA ?
Pour avoir une expérience à l'International ! Dès le début de mes études à l'IPSA, j'étais très sensible au discours des enseignants sur l'importance que pouvait avoir sur le CV le fait de connaître un autre pays, une autre culture, et d'avoir travaillé à l'étranger. C'est ce qui m'a poussé à faire mes stages et ma dernière année en dehors de France.

kelvin_major_promotion_international_2014_ancien_diplome_chine_parcours_03.jpg

 
 
 

Nuage de tags