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Lors de la 10e édition du Séminaire PERSEUS (Projet Étudiant de Recherche Spatiale Européen Universitaire et Scientifique) organisé les 29 et 30 janvier au Palais de la Découverte (Paris 8e), l'ISPA et ses étudiants ont été particulièrement mis à l'honneur avec l'attribution de plusieurs prix. Jean Oswald, chef du projet PERSEUS dévoile les raisons qui ont motivé ces récompenses.

projet_perseus_cnes_ipsa_depot_brevet_fabrication_procede_fusees_ares_macro_projets_tubes_mousse_epoxy_resine_laboratoire_mecatronique_recherche_etudiants_02.jpgLe projet PERSEUS a pour but de susciter de l'innovation et de tester des technologies nouvelles liées au transport du secteur spatial en s'appuyant sur les étudiants dans un cadre pédagogique. Des projets sont ainsi menés dans de nombreuses écoles scientifiques en France où les étudiants les plus motivés peuvent travailler sur ces thématiques et, généralement, sur un élément isolé. Les séminaires PERSEUS organisés chaque année sont donc l'occasion pour eux de venir présenter leurs travaux à l'ensemble de la communauté et de comprendre encore davantage ce que représente leur apport au sein du projet PERSEUS dans son ensemble. En parallèle, des prix sont remis lors de chaque séminaire pour souligner et récompenser les efforts accomplis par les participants à cette belle aventure humaine et technologique. Lors de cette édition 2015, des représentants de l'IPSA ont remporté le prix du projet le plus innovant mais aussi ceux de la meilleure réalisation et du meilleur travail.


Cette année, le séminaire PERSEUS a remis son prix du projet le plus innovant au Laboratoire de Mécatronique de l'IPSA pour ses travaux sur les matériaux en composite sandwich qui ont fait récemment l'objet d'un dépôt de brevet. Pourquoi ce choix ?
Jean Oswald
: Dans le cadre de PERSEUS, il y a les travaux des étudiants mais aussi un deuxième volet portant sur la réalisation des démonstrateurs. On s'appuie donc sur les associations des écoles pour aller jusqu'à leur réalisation complète et, pour y arriver, on a besoin de structures. Or, le Laboratoire de Mécatronique de l'IPSA nous a justement proposé une méthode de fabrication de structure porteuse qui était à la fois résistante et légère grâce à ces matériaux en composite sandwich. Comme on s'appuie désormais sur ces structures-là pour réaliser les fusées expérimentales de toute la gamme ARES, lancées en août dernier lors du C'Space 2014, mais aussi celles de la gamme SERA, dont la première fusée supersonique SERA1 a été lancée en mai 2014 sur la base suédoise de Kiruna. Ce prix récompense cette innovation, également mise en avant par le brevet déposé avec le support du CNES.

Les prix de la meilleure réalisation et du meilleur travail ont été justement décernés à l'ensemble des étudiants, dont ceux de l'IPSA, qui ont participé à la réalisation et au lancement de la première fusée supersonique SERA1...
Effectivement. Pour bien comprendre ce choix, il faut bien en avoir en tête ce que représente SERA1. Il s'agit de la première fusée expérimentale supersonique lancée depuis une base professionnelle. Elle a été réalisée par des étudiants de l'IPSA, de l'Université d'Evry-Val d'Essonne et de l'ISAE-Supaero. Grâce à cette coopération, ils ont réussi à obtenir une fusée très performante qui, outre le franchissement du mur du son, a également atteint des efforts aérodynamiques tout à fait comparables à ceux vus sur de vrais lanceurs. Enfin, toute l'architecture électrique embarquée a également permis d'obtenir plein de mesures vraiment très complètes sur le comportement du démonstrateur en vol et d'en faire une exploitation aboutie.

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Jusqu'où s'arrêtera PERSEUS ?
Voilà déjà 10 ans que le projet PERSEUS existe et il est loin d'être terminé à en croire Jean Oswald. « Si PERSEUS a démarré en 2005 et que les premiers accords-cadres ont été signés en 2009, le projet vient de passer une étape significative en ce début d'année 2015 puisqu'on vient de renouveler les accords-cadres pour un fonctionnement d'une durée de 5 ans, explique le chef du projet. Ce renouvellement nous permet d'avoir de nouveaux partenaires, dont l'IPSA devenu désormais partenaire à part entière de PERSEUS, mais aussi de continuer au moins jusqu'en 2020 ! »

   

Le nouveau IONISMag est en ligne

Posté en novembre 2014

Le numéro 27 du magazine de IONIS Education Group vient de sortir.
Au sommaire de ce numéro d'automne :

  • Un Grand Entretien avec Marie-Laure Sauty de Chalon, PDG d'Aufeminin.com, pour qui « les femmes manquent de rôles modèles auxquels elles peuvent s'identifier ».
  • Une interview de Marc Sellam, président-directeur général du Groupe IONIS.
  • Les innovations de la rentrée dans les écoles.
  • IONISx, l'enseignement numérique par IONIS Education Group.
  • Les remises des titres du Campus technologique et de l'ISEG Group.
  • Les Grands Projets d'e-artsup.
  • Cristal, l'association entreprise de l'EPITA et d'Epitech.
  • Et les rubriques habituelles : Ils enseignent, ils publient ; Paroles d'Ancien(ne)s ; Entrepreneurs ; Au cœur des écoles...

Bonne lecture !

   

Contre vents et marées, le secteur de l'aéronautique se porte bien en s'adaptant aux nouvelles tendances du marché. Une vraie chance pour les futurs ingénieurs de l'IPSA. Comme le souligne Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises de l'école.

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Pour continuer à relever de nouveaux défis tels que la préservation toujours plus importante de l'environnement ou le nouveau marché des drones avec l'émergence des drones civils, le secteur de l'aéronautique n'a de cesse de rechercher des ingénieurs qualifiés. Différentes études et rapports le confirment. Ainsi, la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI) indique qu'il manque chaque année près de 9 000 ingénieurs tous secteurs confondus alors que le volume des offres d'ingénieurs a été multiplié par 6,6 en 10 ans (30 000 offres en 2002, 201 500 en 2012). Une autre étude, menée par le Gifas et l'Observatoire de la Métallurgie sur « les besoins prospectifs en ressources humaines du secteur aéronautique et spatial », est encore plus parlante : dans une économie mondiale plutôt difficile, l'industrie française aéronautique est un secteur « locomotive », qui a réalisé en 2013 une année record en termes de chiffre d'affaires, de prises de commandes et de sécurité. Elle prévoit environ 10 000 recrutements pour 2014 (13 000 en 2013, 15 000 en 2012), portant en particulier sur des techniciens et opérateurs qualifiés. L'APEC indique également que les entreprises du secteur privé auront recruté entre 163 500 et 171 200 cadres en 2014, plus marqués sur les secteurs des services et de l'industrie principalement les secteurs de la mécanique-métallurgie, des équipements électriques et électroniques et, en moindre mesure, aéronautique-automobiles-transports.

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En France, la catégorie « Fabrication d'autres matériels de transport » affiche la seconde meilleure performance en matière de création d'emplois tous secteurs confondus sur la période 2008-2013. Cela vous étonne-t-il ?
Non, car le secteur du transport civil mondial se porte à merveille : le nombre de passagers augmente, les destinations se multiplient, etc. Le cap des 3 milliards de passagers a été franchi en 2013 quand celui des 4 milliards est espéré à l'horizon 2024. Cela augmente forcément la fabrication d'avions.

Les constructeurs en profitent-ils pour lancer de nouveaux modèles ?
Au niveau de la conception, on arrive justement en fin d'étude des grands programmes - l'A380, l'A350, etc. Mis à part les motoristes qui sont encore sur des études innovantes, il ne se profile pas de nouveaux modèles dans l'immédiat. Par contre, les chaînes d'assemblage sont doublées, impliquant une optimisation constante des procédés de fabrication, une maîtrise de la chaine logistique - supply chain - et l'amélioration continue des organisations des entreprises. Et cela représente un gros besoin : il y a un glissement des métiers de la conception vers ceux liés à l'industrialisation.

Quel est, en moyenne, le salaire de sortie de l'IPSA ?
Il est de 35,5 k euros brut annuel.

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Qui sont les employeurs des diplômés de l'IPSA sur les dernières promotions ? S'agit-il de grands groupes ou de start-ups ?
Nos ingénieurs sont d'abord attirés par les grands groupes, c'est une évidence, mais en réalité les sociétés d'ingénierie (l'équivalent des sociétés de conseil qui fournissent des consultants) aspirent littéralement nos ingénieurs dès la fin de leur cursus, ce qui permet de donner une certaine souplesse logistique aux grands groupes.
Plus de 50 % des diplômés de la promo 2013 ont été recrutés par des sociétés d'ingénierie, travaillant essentiellement pour le compte de grands groupes comme Airbus Group, Thalès, Safran, etc. - Sur les 111 diplômés, 70 % travaillent directement ou indirectement pour les constructeurs ou équipementiers aéronautiques.

Pourquoi les IPSAliens représentent-ils une valeur sûre ?
Ils ont une connaissance approfondie des secteurs de l'aéronautique et du spatial, un socle solide des sciences de l'ingénieur, une ouverture internationale acquise par l'expérience personnelle pendant le cursus scolaire et surtout cette humilité qui leur colle à la peau et les pousse à avoir sans cesse envie d'apprendre, de comprendre. Le profil IPSAlien dispose de ces qualités essentielles qui en font d'excellents ingénieurs.

   

Intervenant régulièrement auprès des étudiants de l'IPSA pour les sensibiliser aux méthodes industrielles et logistiques utilisées dans les entreprises, l'ingénieur Olivier Terrien est également un spécialiste de la vulgarisation de l'électronique et de l'ingénierie en général. Auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, il avait notamment donné en 2013 une conférence à l'IPSA Paris centrée sur son livre « Les 36 stratagèmes de la guerre électronique » qui re-situe de manière ludique l'électronique au cœur de l'Histoire à travers l'étude de conflits récents. Toujours prompt à faire découvrir aux néophytes le monde de l'électronique, il prépare aujourd'hui un projet de bande dessinée toujours en rapport avec ces fameux « 36 stratagèmes ». Nommée Crow vs Crow, cette BD éducative fait actuellement l'objet d'une campagne de crow...dfunding !

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Les corbeaux, symboles de la guerre électronique
Nouvelle « aventure électronique » d'Olivier Terrien, Crow vs Crow relate l'histoire de « deux corbeaux qui reproduisent l'éternel combat entre glaive et bouclier et tentent de se dépasser l'un l'autre à chaque nouvelle double page ». « Ces deux volatiles sont les symboles de la guerre électronique depuis un demi-siècle, explique l'auteur. Ils offrent une découverte ludique et colorée de cet affrontement sans fin qui se déroule désormais sur le spectre électromagnétique. Ce livre illustré dépoussière les 36 stratagèmes utilisés depuis des siècles issus du célèbre traité martial Chinois du même nom. » Clin d'œil évident à l'Association of Old Crows (AOC) dont le président a accepté de signer la préface du livre, pendant américain de l'association française Guerrelec, qui réunit des industriels et des professionnels de la guerre électronique et fête en 2014 ses 50 ans, cette bande dessinée est prévue pour sortir dès cet été et être présentée aux Etats-Unis en automne prochain si la campagne de financement atteint ses objectifs.

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Pour participer au projet d'Olivier Terrien, rendez-vous sur la campagne de crowdfunding Crow vs Crow sur My Major Company ou suivez-le sur son site Internet officiel.

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Julien Bottenmuller (IPSA promo 2012) est à l'origine de commentcavole.com. À vocation pédagogique, ce site répond simplement aux questions que peut se poser le grand public au sujet de l'aéronautique, y compris les plus complexes. Une belle initiative qui n'étonne pas quand on connaît le parcours de son créateur passionné.

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Avant même de se lancer dans l'aventure de « Comment ça vole », Julien Bottenmuller était déjà familier du partage de connaissances et de la passion pour l'aéronautique. Lors de ses études à l'IPSA, il développait ainsi plusieurs projets permettant de propager encore davantage la bonne parole aérienne : « Avec des copains de l'école, nous avons monté l'association Mach01 pour justement partager cette envie de voler et permettre au plus grand nombre de découvrir le pilotage. Nous avons aussi relancé le projet de simulateur de vol du Boeing 777 de IPSA Flight, et avec Thomas Voisin et Gauthier Pourrias, nous avons aussi mis en place des séances d'aide à la préparation du brevet d'initiation aéronautique pour les étudiants de 1res et 2es années qui voulaient préparer l'examen. » Au final, son site Internet lancé officiellement en avril 2014 s'inscrit dans la continuité de son parcours à l'IPSA.

Quand t'est venue l'idée de lancer commentcavole.com ?
Tout simplement parce que, quand tu rencontres quelqu'un et que tu lui dis que tu es pilote, il y a toujours beaucoup de questions qui lui viennent à l'esprit : « pourquoi il y a des turbulences ? », « pourquoi il y a tel bruit dans l'avion durant le vol ? », etc. Ces questions sont peut-être dues à l'appréhension des gens ou tout simplement à leur manque de connaissance sur l'environnement qui entoure l'avion en général. Je me suis donc dit que c'était l'occasion de lancer ce projet pour bien faire comprendre tous les enjeux qui entourent le monde de l'aérien, le fonctionnement des compagnies aériennes ou encore le pourquoi de la météo qui est un élément prépondérant dans l'environnement aéronautique. Bref, des choses qui permettent vraiment de mieux comprendre tout ce qui se passe quand on prend l'avion.

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Es-tu seul sur ce projet ?
C'est le cas pour l'instant mais je suis en train de composer une petite équipe : j'ai pas mal de retours positifs et de gens intéressés. Du coup, dans les semaines qui viennent, il risque d'y avoir de nouveaux rédacteurs bénévoles qui sont des experts dans différents domaines - la météo, les simulateurs de vol, etc. Il faut vraiment que ce soit des experts car, pour vulgariser, il faut réussir à simplifier le plus possible tout en restant très rigoureux. Et pour arriver à ce résultat, il faut vraiment uniquement traiter des sujets qu'on maitrise bien. Car, souvent, à trop vouloir simplifier, on en arrive à faire des approximations...

Comment sélectionnes-tu les questions à l'origine des articles ?
Je récolte une partie des questions à travers celles que se posent les personnes autour de moi. L'autre moyen, c'est la boîte à questions présente sur le site : elle permet n'importe qui de soumettre sa question et, en l'occurrence, plus de la moitié des articles déjà écrits sont issus de ces questions posées par les internautes.

As-tu des partenariats de prévu ?
Je suis en train de monter un partenariat avec un site Internet de personnel navigant commercial (PNC), soit les hôtesses et stewards. C'est un public qui se pose également beaucoup de questions techniques et, étonnamment, n'a pas les réponses : ils sont dans la cabine, à l'arrière de l'avion, et ils ne savent pas forcément comment cela fonctionne.

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Faire l'IPSA, un « plus » pour devenir pilote
En 2012, lors de sa 5e année à l'IPSA, Julien réalise son stage de fin d'études au centre de contrôle des opérations d'Air France, puis rejoint Dassault Aviation après l'obtention de son titre d'ingénieur où il passe six mois à travailler dans le service lié au support opérationnel du jet Falcon : « C'était un travail très sympa car vraiment dans l'opérationnel, avec des questions auxquelles il fallait répondre rapidement ». Malgré cela, il démissionne pour retourner à l'école, sur les bancs de l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile pour plus tard obtenir sa licence de pilote professionnel avion CPL. « En parallèle de mon cursus à l'IPSA, j'avais déjà passé un ATPL théorique, soit le certificat théorique de la licence de pilote de ligne. Si j'ai rejoint l'ENAC, c'est pour obtenir le pendant pratique car voler a toujours été un objectif. Une fois que j'aurais obtenu ma licence, je chercherais soit un poste de pilote de ligne soit un poste de pilote dans l'aviation d'affaires. Le fait d'avoir fait l'IPSA me permet d'avoir des compétences techniques et cela plaît beaucoup aux compagnies aériennes : elles sont intéressées par l'idée de recruter des gens qui sont ingénieurs en plus d'être pilotes. »

   

Déclinée en 3 axes (Mécatronique, Signal et Systèmes ; Mécanique, Energétique et Aérodynamique ; Astronomie et Astrophysique), la recherche occupe une place toujours plus importante au sein de l'IPSA. Karim Trabelsi, son directeur, revient sur les grands chantiers qui attendent son équipe ainsi que les partenariats actés et ceux à venir.

recherche2.jpgQuels sont les projets sur lesquels travaille la recherche de l'IPSA ?
Aujourd'hui, nous avons l'ambition de rassembler les chercheurs autour de la mécatronique même si chacun d'entre eux pourra poursuivre ses travaux d'origine. Notre équipe se compose actuellement de deux « chercheurs mécatroniciens », d'une électronicienne, d'un optimiseur orienté image, d'un autre orienté mécanique des structures et d'un énergéticien capables d'interagir en mécatronique : cela nous permet donc de couvrir à peu près toutes les disciplines dispensées à l'IPSA tout en rassemblant l'équipe autour d'un domaine privilégié.

Pourquoi se focaliser davantage sur la mécatronique ?
Nous faisons le pari de miser sur la mécatronique avec la thématique des drones, un sujet qui connait un intérêt mondial pour ses nombreuses applications pratiques futures et promet d'être une révolution sans précédent à laquelle nous avons l'intention de participer ! De plus, l'activité des drones est aisément adaptable à des fins pédagogiques.

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Outre le pari de la mécatronique, l'IPSA a officialisé cette année un partenariat avec l'Institut P' : en quoi consiste-t-il ?
L'Institut P' est un institut de recherche mondialement reconnu et spécialisé en matériaux, mécanique et énergétique avec applications privilégiées aux transports et à l'énergie, en apportant une attention particulière aux aspects environnementaux. Le contrat de collaboration de recherche entre l'IPSA et cet institut concerne l'encadrement d'une thèse réalisée en cotutelle sur les « mécanismes de transferts thermiques par choc entre les molécules d'un gaz et les atomes d'un solide ». Pour illustrer de manière très domestique ce sujet de recherche, on pourra dire que l'on s'intéresse à ce qui se passe dans la bouilloire entre l'eau et la paroi au moment où l'eau boue ; nous avons tous remarqué la présence de gaz entre l'eau et la paroi, c'est une des manifestations du phénomène que la thèse cherchera à élucider.

Quels sont les autres partenariats actuels concernant la recherche à l'IPSA ?
En plus de celui avec l'Institut P', nous avons deux autres partenariats concernant des thèses en cotutelle : un avec le Centre de Mathématiques Appliquées de l'Ecole Polytechnique (CMAP) autour de « l'Optimisation de Forme avec Applications Aéronautiques » et un autre avec le Laboratoire des signaux et systèmes du CNRS / Supelec (L2S), qui est historique car ce partenariat a abouti à la première thèse ipsalienne. En effet, Jing Wang a soutenu sa thèse intitulée « Analyse et commande sans modèle de quadrotors avec comparaisons » au mois de novembre 2013. Cette collaboration prévoit d'ailleurs l'initialisation d'une nouvelle thèse en cotutelle à partir de la rentrée prochaine 2014.
Au-delà des partenariats officialisés par des contrats, nos chercheurs collaborent avec d'autres chercheurs appartenant à des laboratoires prestigieux comme le Centre de mathématiques et de leurs applications (CMLA) de l'ENS Cachan, l'Université de Californie (UCLA), le Laboratoire d'informatique de Paris 6 (LIP6), le Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN), la City University Hong Kong, l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides (IMCCE), le Laboratoire des Ecoulements Géophysiques et Industriels (LEGI) de l'Université de Grenoble, ou encore l'Observatoire de Paris (OBSPM).

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De nouveaux partenariats sont-ils à prévoir ?
Oui, notamment des partenariats industriels autour des drones. Ces nouvelles collaborations se feront notamment avec l'Université Technologique de Compiègne (UTC), l'Institut Franche-Comté Electronique Mécanique Thermique et Optique - Sciences et Technologies (FEMTO-ST) et la société Photocoptère. Ces travaux auront pour objectif de réaliser une cartographie précise de la qualité de l'air grâce aux drones. Toujours dans cette perspective, nous accueillerons bientôt des étudiants stagiaires en provenance de Mexico en collaboration avec le Laboratoire de Robotique et Mécatronique du Centre de Recherche en Informatique de l'Institut Polytechnique National du Mexique. Cette collaboration est très prometteuse.

Quelles sont les qualités à avoir pour devenir un bon chercheur à l'IPSA ?
Au vu de la taille de l'équipe aujourd'hui, du nombre de partenariats qu'elle porte sur ses épaules et de l'étendue des disciplines couvertes par l'IPSA, nous privilégions les profils très autonomes. Ensuite, il est évident qu'un bon chercheur est un individu curieux en général et passionné par certains sujets en particulier. Cette passion se traduira par la formulation de questions pertinentes auxquelles il cherchera les réponses qui prendront la forme d'innovations dans certains secteurs, de solutions à des problèmes d'ordre théorique ou pratique, ou encore de modélisations de certains phénomènes qui en permettront la simulation numérique. Le travail de recherche est une formation perpétuelle qui exige de la patience et l'ouverture au travail en équipe. Bien sûr, sans la rigueur scientifique et l'honnêteté intellectuelle, cet exercice ne fait pas sens.


La recherche, un atout de plus pour les étudiants de l'IPSA
En plus de participer à la renommée nationale et internationale de l'école et de permettre la mise en place de nouveaux partenariats, l'avancée de la recherche à l'IPSA profite directement aux Ipsaliens de par l'évolution de l'enseignement et les domaines abordés. La recherche permet enfin d'éveiller des vocations et d'apporter une expertise supplémentaire.

   

Etudiant en première année d'études de santé (PAES), vous voulez vous réorienter vers un autre secteur sans pour autant perdre vos acquis et connaissances ? Venez rencontrer l'IPSA lors de la réunion d'information spéciale PAES organisée mardi 27 mai de 14 h à 18 h dans les locaux de l'ESME Sudria - Paris Montparnasse.

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L'aéronautique recrute
Dans un contexte socio-économique difficile, les secteurs de l'aviation et de l'espace se portent très bien. L'Europe et la France en particulier font partie des pays à la pointe de ces domaines porteurs. Face aux nouveaux enjeux environnementaux, aux différentes crises énergétiques à venir et à la demande croissante des pays émergents et des nouvelles puissances, l'aéronautique et l'aérospatial auront des besoins forts dans les années à venir.

Une formation de pointe
Avec sa formation à l'ingénierie en cinq ans, l'IPSA répond aux nouveaux besoins de l'industrie. Les élèves sortant de l'école sont formés à une multitude de disciplines : informatique embarquée, énergétique, propulsion, aérodynamique, mécanique du vol...
Les anciens étudiants en PAES ont toute leur place ici, puisque les deux premières années de formation de l'IPSA sont consacrées là l'enseignement des fondamentaux nécessaires à la spécialisation future des aspirants ingénieurs en aéronautique. Grâce à votre solide bagage en sciences et votre capacité de travail, vous vous intégrerez facilement à l'école.

L'IPSA, une école qui a la confiance des entreprises
A la sortie de l'IPSA, les diplômés ont le choix entre une de nombreuses carrières toutes aussi passionnantes les unes que les autres : recherche et développement, marketing opérationnel, énergétique, télécommunications... Les grands groupes de l'aéronautique et des secteurs connexes l'ont bien compris et recrutent chaque année des diplômés sortant de l'école : Akka Technologies, Altran, BMW, EADS, le CNES, Dassault Falcon Jet, la DGA, PSA Peugeot Citroën, Renault, Safran, Segula Technologies, Sogeti High Tech, Thales Alenia Space...

Si vous vous sentez prêt à relever ces défis, venez rencontrer l'équipe pédagogique ainsi que les étudiants de l'IPSA lors de la réunion d'information à l'attention des étudiants en PAES organisée le 27 mai de 14 h à 18 h au 40-42 Rue du Docteur Roux, Paris (15e). Si vous désirez y participer, merci de vous y inscrire par mail.

   

Marine Ciesla (IPSA promo 2012) travaille aujourd'hui en tant qu'ingénieure au sein de la division spatiale d'Airbus Defence and Space. Elle retrace son parcours, de la naissance de sa passion pour l'infiniment grand aux missions de son poste actuel.

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Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre l'IPSA ?
Je suis attirée par l'espace depuis toute petite et j'ai hésité pendant longtemps entre l'astrophysique et l'ingénierie. En rejoignant l'IPSA, je me suis dit que j'allais pouvoir toucher à ces deux domaines, notamment lors de mes différents stages. Et du coup, j'ai choisi l'ingénierie !

Vous dites être passionnée par l'espace depuis l'enfance : cela vient d'où ?
Ah ça, c'est le grand secret de ma vie ! (rires) En fait, dans les années 90, il y a eu un super film, « Stargate », qui a été ensuite décliné en séries TV. J'étais une vraie fan. Puis j'ai commencé à m'intéresser sérieusement au monde du spatial. Au lycée, j'ai vraiment eu le déclic lors de ma participation à la semaine de l'espace : je savais que je travaillerai dans ce domaine-là. 

Votre objectif, au fond, c'est de construire une vraie « porte des étoiles » ?
Il y a une théorie qui dit que c'est possible mais pas réalisable ! (rires)

Revenons-en à vos études et ces stages qui vous amenée à l'ingénierie. Quels étaient-ils ?
En 3e année à l'IPSA, j'ai fait un stage au Laboratoire d'astrophysique de Marseille où j'ai travaillé sur l'évolution du spectrographe BOSS (pour Baryon Oscillation Spectroscopic Survey) en m'occupant de la vérification de toute la partie spectrométrie, ce qui m'a appris à être autonome et responsable.
Pour mon stage en 4e année, je suis allée au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). J'ai alors davantage travaillé sur l'aspect théorique en essayant d'établir des relations mathématiques entre les différentes propriétés des galaxies et des objets observés.
Enfin, pour mon stage de fin d'études, j'ai choisi l'Université La Sapienza de Rome. C'était plutôt un travail d'ingénierie puisqu'il portait sur la conception de nouveaux panneaux solaires souples. L'objectif était d'éviter les risques de casses et de fissures lors de leur déploiement en début de mission.

Une fois diplômée de l'IPSA, quel a été votre parcours ?
Lors de mon dernier stage, je suis partie seule en Italie sans parler la langue. Pour mon retour en France, j'ai eu envie de prendre mon temps avant de me lancer tout de suite dans un travail au sein d'une grande entreprise. J'ai donc signé un CDD dans mon ancien lycée pour remplacer pendant 6-7 mois mon ancienne professeure de physique-chimie qui était partie en congé maternité. Cette expérience m'a permis d'acquérir de nouvelles compétences et d'être capable aujourd'hui de manager de petites équipes. Mais je dirais que cela m'a aussi permis de me différencier des autres candidats lors de ma recherche de CDI. C'est après ça que j'ai postulé chez Airbus Defence and Space où j'ai intégré l'équipe ingénierie en analyse des structures.

En quoi consiste votre travail ?
Je travaille d'abord sur les modèles informatiques des structures - pour faire simple, on va étudier leurs comportements lorsqu'elles sont soumises à des efforts, définir l'application de ces efforts pour nos contractants de façon à garder un environnement réaliste vis à vis des lanceurs que nous développons (Ariane 5, Ariane 6...), etc. Ensuite, selon les besoins, on procède à des tests réels à différentes échelles, ce qui permettra de valider les calculs et de lancer les phases de production. Le plus important est de vérifier le design et le choix des matériaux pour chaque structure du lanceur. C'est un travail pasionnant qui permet de ne pas trop se spécialiser dans un domaine précis, mais plutôt de s'ouvrir à différentes méthodes, différents projets et à de nouvelles collaborations.

   

Vous n'avez plus que jusqu'au 20 mars pour vous inscrire au Concours Advance. Pour ceux qui n'ont pas encore eu le temps de le faire et ceux qui hésitent encore, voici trois bonnes raisons de ne pas louper le coche.

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  1. Visez 3 écoles en 1 seul choix APB.
    Le Concours Advance offre 940 places dans trois écoles d'ingénieurs dynamiques, réparties dans 7 campus, comptant pour un seul et même choix durant la procédure APB : l'EPITA, l'ESME Sudria et l'IPSA.

  2.  Devenez un professionnel recherché par les entreprises.
    Rejoindre l'une des trois écoles du Concours Advance, c'est la promesse de grands débouchés post-diplômes dans différents domaines : l'informatique (SSII, Conseil, éditeurs de logiciel) pour l'EPITA, l'aéronautique, le spatial et les transports pour l'IPSA, et une répartition plus homogène sur l'ESME Sudria (BTP Génie électrique, NTIC, transport, énergie, Télecoms...).

  3.  Préparez-vous à une carrière passionnante et importante.
    Face aux défis actuels, qu'ils soient humains, environnementaux, techniques ou informatiques, les ingénieurs possèdent, plus que jamais, un rôle important à jouer : imaginer les transports du futur, soigner de nouvelles maladies, faire baisser la faim dans le monde... autant de défis qui se posent à ceux qui réussiront le Concours Advance !

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Sur le site du concours Advance, vous pouvez non seulement vous inscrire aux journées de préparation mais aussi vous entraîner en ligne, télécharger les annales et recevoir des conseils afin d'optimiser vos chances de succès.

   

Le 20 mars approchant, il ne reste plus quelques jours pour s'inscrire au Concours Advance. Ce dernier offre 940 places dans trois écoles d'ingénieurs dynamiques, réparties dans 7 campus, comptant pour un seul et même choix durant la procédure APB : l'IPSA, l'EPITA et l'ESME Sudria Pour tous les lycéens inscrits qui veulent se préparer de la meilleure des façons, plusieurs sessions d'entraînements sont organisées à Lille, Lyon et Paris les 14, 22 et 29 mars. Elles concernent les mathématiques, la physique, l'anglais et le français.

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  • Les sessions parisiennes
    Les sessions d'entraînement en mathématiques et physique seront organisées les samedis 22 et 29 mars, de 10 h à 13 h puis de 14 h à 17 h, dans les locaux de l'ESME Sudria Paris-Montparnasse. Toujours dans ces mêmes locaux, une session de préparation au français et à l'anglais se déroulera quant à elle le samedi 29 mars de 14 h à 17 h.

  • Les journées de préparation en régions
    Les lycéens de la région lilloise pourront participer à une session d'entraînement aux exercices de mathématiques, physique et anglais le samedi 29 mars, de 14 h à 18 h 30. Cette session sera organisée dans les locaux de l'ESME Sudria Lille. 
    uant aux participants de la région lyonnaise, ils pourront participer à une session de préparation en mathématiques et physique le 14 mars, de 9 h à 12 h 30 puis de 14 h à 17 h 30, dans les locaux de l'ESME Sudria Lyon.

  • Modalités d'inscription. La participation aux frais des journées de préparation Advance est de 50 € par session. Le règlement se fait en ligne lors de votre inscription. Inscription et informations complémentaires en ligne sur le site du Concours Advance.

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Si vous recherchez d'autres informations sur le Concours Advance, consultez le site www.concours-advance.fr. Sur celui-ci, vous pouvez vous entraîner en ligne, télécharger les annales et recevoir des conseils afin d'optimiser vos chances de succès. Vous pouvez également retrouvez les questions-réponses des chats organisés.

www.concours-advance.fr

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