Récemment dans la catégorie Aéronautique

 

Un stage est souvent une bonne opportunité d'affiner son orientation professionnelle et de tenter différentes expériences. Thibaud Leboeuf (IPSA promo 2016) peut en témoigner : c'est au sein du géant Airbus Defence and Space qu'il a choisi de réaliser son stage de 4e année. Avant la fin de ce dernier, prévue pour le 25 septembre 2015, l'IPSAlien livre ses premières impressions.

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Thibaud Leboeuf

Comment as-tu trouvé ce stage ?
Je l'ai trouvé tout simplement sur le site de recrutement d'Airbus Group. J'ai postulé en ligne et, après un premier entretien téléphonique avec un RH, j'ai eu un autre entretien sur site d'Elancourt avec un ingénieur qui se révéla être mon futur tuteur de stage.
Si j'ai choisi Airbus, c'est parce qu'il s'agit d'une grosse entreprise à dimension internationale, avec une réputation certaine dans les secteurs de l'aéronautique et du spatial. Je me suis donc dit que cela pouvait être intéressant d'essayer de rentrer dans une entreprise pareille dès la 4e année. Faire partie d'Airbus offre des opportunités d'aller à l'étranger, de voir différents domaines, de rencontrer différents milieux de compétences, etc. C'est donc un stage très intéressant pour découvrir ce qu'est un grand groupe et éventuellement poursuivre là-dedans plus tard.

Tu étais confiant au moment de faire les entretiens ?
Oui, même si c'était la première fois que je tentais d'intégrer une entreprise d'aussi grande envergure. Avec le RH, c'était un peu bizarre puisque je n'avais jamais fait d'entretien téléphonique auparavant, mais comme j'ai toujours été franc et cohérent dans mes propos, ça s'est bien passé. Durant l'entretien sur site avec l'ingénieur, le feeling est passé : il m'a posé quelques questions techniques, m'a demandé mes objectifs professionnels... Il a fallu que je démontre que ma demande de stage s'inscrivait dans mon parcours, avec un attrait pour la sécurité militaire, spatiale et aéronautique mais aussi - et surtout - les télécommunications. Ayant justement choisi la spécialité Systèmes Embarqués et Télécommunications à l'IPSA, je voulais que mon stage de 4e année me permette de voir ce que donnait la pratique des télécommunications en entreprise.

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Quel est ton rôle au sein d'Airbus Defence and Space ?
J'ai une mission d'importance mais je ne peux pas trop en parler pour des raisons de confidentialité. Je peux néanmoins dire que je travaille sur des systèmes de télécommunications par satellites militaires. J'aide ainsi mon tuteur autour de certains projets militaires, notamment pour l'armée française.

Qu'est-ce qui te plaît dans ce stage ?
Après avoir fait beaucoup de théorie à l'IPSA dans le cadre de ma spécialisation, c'est particulièrement grisant de voir les modalités d'application de ces connaissances, de pouvoir les intégrer dans des projets réels, mais aussi d'en voir les limites d'application : si la théorie marche dans tous les cas, la réalité du terrain est toute autre. Il faut alors s'adapter avec le client et faire fi des contraintes qui peuvent se présenter.

Cela te donne envie de poursuivre dans cette voie ?
Cela me conforte effectivement dans mon orientation de carrière, dans les télécommunications militaires ou non, mais aussi dans un groupe comme Airbus : en deux semaines sur place, j'étais déjà très bien intégré à l'équipe. Le bilan est pour l'instant très positif et j'ai appris beaucoup de choses. Pourquoi pas me diriger vers un stage similaire en 5e année mais cette fois plus axé sur l'aéronautique ou l'aérospatial.

   

Matthieu Lagarde (IPSA promo 2016) effectue son stage de 4e année au sein de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC). Une opportunité pour lui de participer activement à la mise au point du protocole CALIPSO dont il dévoile les grandes lignes.

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Matthieu Lagarde

Comment as-tu trouvé ce stage ?
Pour ne pas me fermer de portes, j'ai d'abord commencé par sonder plusieurs entreprises dans différents domaines en ayant un lien avec ma spécialisation de 4e année à l'IPSA : Énergétique, propulsion et développement durable. À force de recherche, j'ai pu obtenir un contact à la DGAC dans le service navigation aérienne. Il a pu transmettre mon CV au chef du bureau de la performance environnementale des aéronefs, Bruno Hamon, qui travaille à la Direction du Transport Aérien (DTA), au sein de la sous-direction chargée du développement durable. Le thème du stage me plaisait : la performance acoustique des avions dans le but de rétablir le dialogue entre les riverains et les utilisateurs d'avions. Il faut savoir que les nuisances sonores sont liées à la performance environnementale et donc au développement durable de l'aviation civile. Pendant mon stage, j'assiste donc mon tuteur sur le développement et la mise au point du protocole CALIPSO.

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Qu'est-ce que le protocole CALIPSO ?
CALIPSO, pour Classification des Avions Légers selon leur Indice de Performance Sonore, classe les avions selon le niveau de bruit qu'ils produisent. La classification repose sur un protocole de mesures acoustiques : on révèle le niveau de bruit de l'avion en situation réelle de vol en effectuant des survols à 800 ft au-dessus d'un point de mesure. Afin d'explorer le domaine de vol de l'aéronef lors du tour de piste, les survols sont effectués à différents régimes moteurs pour les avions équipés d'hélices à calage fixe ou à différents pourcentages de puissance pour les avions équipés d'hélices à calage variable. L'expression « calage fixe» désigne une hélice dont le pas ne va pas évoluer en vol : il reste fixe du début à la fin. Les « pas variables » sont soit réglables en vol - le pilote choisit alors en vol l'angle de calage de l'hélice -, soit à vitesse constante afin de conserver le meilleur rendement de l'hélice.
Une fois les mesures effectuées, on revient dans les locaux de la DGAC pour analyser les données et affiner le protocole. Ces mesures permettent de tracer une courbe suivant le type d'hélice de l'avion. De là, on détermine un indice de performances sonores permettant de classer l'avion en type A, B, C ou D (voir encadré). L'outil CALIPSO permet de disposer de données objectives sur le bruit réel des aéronefs à l'occasion du tour de piste afin de renouer le dialogue entre les riverains et les utilisateurs d'avions car on a souvent des problèmes à ce sujet : pour les riverains, l'avion est trop bruyant; pour le propriétaire, les riverains n'acceptent pas l'aviation légère. En apportant ces données objectives sur le bruit des avions, CALIPSO permettra de concilier l'intérêt des utilisateurs et les attentes des riverains.

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Ça te dit de continuer dans cette voie plus tard ?
Tout à fait. C'est un domaine qui m'attire beaucoup. J'ai la chance d'avoir des missions intéressantes et je commence déjà à écrire des parties du protocole qui vont être publiées, c'est donc du concret. Pourquoi ne pas alors poursuivre l'an prochain ? D'autant qu'il s'agit d'un projet qui est amené à se développer afin de couvrir au maximum la flotte de l'aviation civile française.

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Quatre classes d'indice de performance selon le protocole CALIPSO :

  • Classe A pour les appareils qui présentent un indice de performance acoustique supérieur à 60
  • Classe B pour les appareils avec un indice de performance entre 30 et 60
  • Classe C pour les appareils présentant un indice de performance entre 0 et 30
  • Classe D pour les appareils qui présentent un indice de performance inférieur à 0, c'est-à-dire dont le niveau de bruit est en moyenne supérieur à celui du niveau maximal de la conversation
   

En sa qualité d'école formant des ingénieurs aux secteurs de l'aéronautique et du spatial, l'IPSA ne pouvait pas être absent au 51e Salon International du Bourget organisé du 15 au 21 juin 2015. « Notre troisième campus devrait même se trouver au Bourget », s'amuse d'ailleurs Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises de l'école. Présente lors de l'événement, elle revient avec trois partenariats, respectivement signés avec ces trois acteurs majeurs que sont AKKA Technologies, Altran Technologies et le Centre national d'études spatiales (CNES).

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Pourquoi l'IPSA ne manque jamais une occasion de participer au Salon du Bourget ?
Tout d'abord, l'école s'y rend pour informer les visiteurs présents, qu'il s'agisse de lycéens, d'étudiants ou d'industriels souhaitant en savoir plus sur la formation que nous proposons. Ensuite, cet événement est aussi l'occasion pour nous de recroiser un nombre conséquent d'Anciens désormais installés dans leur vie professionnelle. Enfin, c'est également l'occasion d'officialiser la signature ou la reconduite de partenariats.

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Anne Chamarande, responsable communication et recrutement d'AKKA Technologies et Sylvie Guigou

Justement, cette année l'IPSA a fait le plein de partenariats. Il y a d'abord celui avec AKKA Technologies. En quoi consiste-t-il ?
AKKA Technologies est une société d'ingénierie qui travaille dans les secteurs aéronautique, automobile et ferroviaire avec qui nous avions déjà commencé à établir des liens assez forts en 2013 avec un premier partenariat qui permettait de répondre à ses attentes en matière de stagiaires et d'ingénieurs issus de l'IPSA mais pas seulement. En effet, AKKA Technologies possède un pôle recherche en Allemagne qui se veut proche de nos domaines de compétences et d'activités, notamment sur les systèmes embarqués, les structures et les matériaux. Depuis deux ans, ce pôle propose des sujets de projets d'études à nos IPSAliens de 5e année qui, répartis en équipes, doivent les mener à bien d'octobre à janvier. Généralement, une fois ce projet mené, AKKA Technologies prend en stage un à deux étudiants de l'équipe concernée pour souvent les recruter définitivement par la suite. Ce nouveau partenariat signé lors du Salon du Bourget 2015 renouvelle simplement cet accord. C'est donc un partenariat centré sur l'insertion professionnelle de nos étudiants et diplômés - l'entreprise intervenant sur le Forum Entreprises et nos ateliers de simulations d'entretiens - mais aussi sur la recherche. Cela fait d'AKKA Technologies l'un de nos partenaires forts, d'autant que l'entreprise intervient également au sein des conseils d'administration et de perfectionnement de l'IPSA pour apporter son expertise.

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Sylvie Guigou et Sandra Durand, responsable recrutement adjointe Altran technologies Paris

Qu'en est-il du partenariat signé avec Altran ?
Nous travaillons maintenant avec le Groupe Altran depuis plusieurs années, notamment avec leurs Innovation Makers de l'industrie aéronautique. Le Groupe Altran, leader mondial du conseil en innovation et ingénierie avancée recrute régulièrement des ingénieurs et stagiaires de l'IPSA et leurs équipes participent fréquemment aux différents évènements Entreprises organisés au sein de l'école (Ateliers RH, Forum Entreprises, ...). Avec Sandra Durand, responsable adjointe du recrutement en région Île-de-France, nous avons décidé de passer à l'étape supérieure en formalisant cette collaboration tacite et en l'élargissant au niveau national, voire international. Le Salon du Bourget était l'occasion idéale pour sceller ce nouveau partenariat.

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Stéphane Roberdet, directeur de la formation représentant Hervé Renaudeau, directeur général de l'IPSA, et Marc Pircher, directeur du Centre Spatial de Toulouse, représentant Jean-Yves Le Gall, président du CNES

Enfin, le dernier partenariat signé concerne le CNES avec qui la direction de la recherche et de l'innovation de l'IPSA s'implique déjà au sein du projet Perseus.
Comme pour nos partenaires, cet accord avec le Centre spatial de Toulouse (CST) tourne autour des mêmes axes de collaborations, à savoir les stages, l'emploi et la proposition de projets d'études pour les 5es années. Pour autant, notre rapport avec le CST du CNES est différent. Ainsi, pour notre option Conception des Systèmes Spatiaux (CSS), nous avons des enseignants venant du CNES Toulouse depuis plusieurs années, afin de renforcer encore cette option - plus d'une trentaine d'heures seront aussi dédiées au système spatial dès la 4e année à compter de la rentrée 2015-2016. Nous aurons également Hubert Diez, le responsable des Relations avec l'Enseignement Supérieur au CNES, qui interviendra au sein de notre conseil de perfectionnement.



Dassault Systèmes, également nouveau partenaire de l'IPSA
L'IPSA n'attend pas d'être au Salon du Bourget pour signer des partenariats. Quelques jours après l'événement, l'école a ainsi officialisé un autre accord avec Dassault Systèmes. Spécialisée dans la conception (CAO, calculs, etc.), l'activité de cette entreprise fait écho à la spécialisation proposée par l'IPSA avec l'option Mécanique & Structures (MS) qui s'axe principalement sur la conception des systèmes aéronautiques et spatiaux. Avec ce nouveau partenariat, Dassault Systèmes s'engage à participer aux différents événements organisés par l'école pour ses étudiants (Forum Entreprises, Ateliers RH).

   

Contre vents et marées, le secteur de l'aéronautique se porte bien en s'adaptant aux nouvelles tendances du marché. Une vraie chance pour les futurs ingénieurs de l'IPSA. Comme le souligne Sylvie Guigou, directrice déléguée des relations entreprises de l'école.

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Pour continuer à relever de nouveaux défis tels que la préservation toujours plus importante de l'environnement ou le nouveau marché des drones avec l'émergence des drones civils, le secteur de l'aéronautique n'a de cesse de rechercher des ingénieurs qualifiés. Différentes études et rapports le confirment. Ainsi, la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d'Ingénieurs (CDEFI) indique qu'il manque chaque année près de 9 000 ingénieurs tous secteurs confondus alors que le volume des offres d'ingénieurs a été multiplié par 6,6 en 10 ans (30 000 offres en 2002, 201 500 en 2012). Une autre étude, menée par le Gifas et l'Observatoire de la Métallurgie sur « les besoins prospectifs en ressources humaines du secteur aéronautique et spatial », est encore plus parlante : dans une économie mondiale plutôt difficile, l'industrie française aéronautique est un secteur « locomotive », qui a réalisé en 2013 une année record en termes de chiffre d'affaires, de prises de commandes et de sécurité. Elle prévoit environ 10 000 recrutements pour 2014 (13 000 en 2013, 15 000 en 2012), portant en particulier sur des techniciens et opérateurs qualifiés. L'APEC indique également que les entreprises du secteur privé auront recruté entre 163 500 et 171 200 cadres en 2014, plus marqués sur les secteurs des services et de l'industrie principalement les secteurs de la mécanique-métallurgie, des équipements électriques et électroniques et, en moindre mesure, aéronautique-automobiles-transports.

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En France, la catégorie « Fabrication d'autres matériels de transport » affiche la seconde meilleure performance en matière de création d'emplois tous secteurs confondus sur la période 2008-2013. Cela vous étonne-t-il ?
Non, car le secteur du transport civil mondial se porte à merveille : le nombre de passagers augmente, les destinations se multiplient, etc. Le cap des 3 milliards de passagers a été franchi en 2013 quand celui des 4 milliards est espéré à l'horizon 2024. Cela augmente forcément la fabrication d'avions.

Les constructeurs en profitent-ils pour lancer de nouveaux modèles ?
Au niveau de la conception, on arrive justement en fin d'étude des grands programmes - l'A380, l'A350, etc. Mis à part les motoristes qui sont encore sur des études innovantes, il ne se profile pas de nouveaux modèles dans l'immédiat. Par contre, les chaînes d'assemblage sont doublées, impliquant une optimisation constante des procédés de fabrication, une maîtrise de la chaine logistique - supply chain - et l'amélioration continue des organisations des entreprises. Et cela représente un gros besoin : il y a un glissement des métiers de la conception vers ceux liés à l'industrialisation.

Quel est, en moyenne, le salaire de sortie de l'IPSA ?
Il est de 35,5 k euros brut annuel.

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Qui sont les employeurs des diplômés de l'IPSA sur les dernières promotions ? S'agit-il de grands groupes ou de start-ups ?
Nos ingénieurs sont d'abord attirés par les grands groupes, c'est une évidence, mais en réalité les sociétés d'ingénierie (l'équivalent des sociétés de conseil qui fournissent des consultants) aspirent littéralement nos ingénieurs dès la fin de leur cursus, ce qui permet de donner une certaine souplesse logistique aux grands groupes.
Plus de 50 % des diplômés de la promo 2013 ont été recrutés par des sociétés d'ingénierie, travaillant essentiellement pour le compte de grands groupes comme Airbus Group, Thalès, Safran, etc. - Sur les 111 diplômés, 70 % travaillent directement ou indirectement pour les constructeurs ou équipementiers aéronautiques.

Pourquoi les IPSAliens représentent-ils une valeur sûre ?
Ils ont une connaissance approfondie des secteurs de l'aéronautique et du spatial, un socle solide des sciences de l'ingénieur, une ouverture internationale acquise par l'expérience personnelle pendant le cursus scolaire et surtout cette humilité qui leur colle à la peau et les pousse à avoir sans cesse envie d'apprendre, de comprendre. Le profil IPSAlien dispose de ces qualités essentielles qui en font d'excellents ingénieurs.

   

Notamment connu pour accueillir chaque année son célèbre Salon International de l'Aéronautique et de l'Espace, l'aéroport de Paris-Le Bourget fête cette année son 100e anniversaire. Ce lieu mythique a traversé l'Histoire, de la Grande Guerre à nos jours, en accueillant de nombreux passionnés du ciel. Parmi ceux-là se trouve Bernard Moretti, professeur d'aéronautique pour les 1res années de l'IPSA, professeur référent de l'option Conception des Systèmes Aérospatiaux auprès des 5es années et responsable du département Aéronautique. En tant qu'ingénieur, l'enseignant a eu l'occasion d'y travailler plusieurs années. Il nous raconte « son Bourget à lui ».

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Crédit photo : Verrier - Sunlight Image

Vous avez travaillé au Bourget durant trois ans, pouvez-vous nous détailler votre fonction et vos missions sur place ?
Dans le milieu des années 90, j'ai été consultant en systèmes de maintenance et de logistique pour le compte d'Air France. Comme je pilotais un projet de refonte du suivi des équipements embarqués, j'ai demandé et obtenu que mon équipe de 70 ingénieurs et informaticiens soit installée dans des locaux situés sur la zone aéroportuaire du Bourget, à mi-chemin des sites d'Orly et de Roissy.

Que ressent-on lorsqu'on travaille dans les coulisses de cet aéroport ?
La vie quotidienne est forcément exaltante pour le passionné d'aéronautique que je suis : une piste, des avions, des hangars, des entreprises aéronautiques... Le tout dans un site historique qui a vu l'arrivée de Charles Lindbergh le 21 mai 1927 après plus de 33 heures de traversée de l'Atlantique !


Avez-vous une anecdote particulière à nous faire partager sur ce lieu ?
J'en ai deux : une triste et une heureuse. J'étais présent lors du crash du Tupolev 144. C'était mon premier Salon du Bourget, en 1973, et cela m'a fortement marqué. Quelques semaines plus tard, lors de mon stage d'ingénieur chez Dassault, j'effectuais mon premier vol en Falcon 20 pour rejoindre le site d'Istres. Deux ans plus tard, je passais mes classes militaires à la Base aérienne 104 du Bourget avant de rejoindre le Centre d'Essais en Vol (CEV) d'Istres et de commencer ma carrière en tant que scientifique du contingent.


A propos de Bernard Moretti
portrait-bernard-moretti.jpgDepuis 1984, Bernard Moretti enseigne l'aéronautique à l'IPSA. Il a notamment participé à la refonte des programmes de l'école en accord avec les conditions requises pour l'obtention de l'agrément CTI. Il est également professeur référent de l'option Conception des Systèmes Aérospatiaux et responsable du département Aéronautique.

Diplômé ingénieur de Sup'Aéro en 1975, il a commencé sa carrière comme scientifique du contingent au CEV Istres. Il rejoint ensuite la division Systèmes d'Armes de AMD-BA (aujourd'hui Dassault Aviation) puis œuvre comme directeur adjoint des études de la Société Sonovision, spécialiste de la documentation technique, notamment pour l'aéronautique et en particulier pour Dassault. Il devient ensuite consultant dans une structure de conseil en organisation industrielle et systèmes documentaires auprès de clients comme Renault, Matra Automobiles ou Air France. Après cette expérience, il rejoint une société spécialisé dans la sûreté de fonctionnement dans le nucléaire pour y créer une activité de conseil en conduite de projets dans l'Aérospatial et la Défense pour des clients tels que Lockheed Martin Aerospace, l'Agence Spatiale Européenne, le CNES et Astrium. Début 2005, il occupe le poste de délégué général de l'Association des anciens de Sup'Aéro puis de l'ISAE.

   

Julien Bottenmuller (IPSA promo 2012) est à l'origine de commentcavole.com. À vocation pédagogique, ce site répond simplement aux questions que peut se poser le grand public au sujet de l'aéronautique, y compris les plus complexes. Une belle initiative qui n'étonne pas quand on connaît le parcours de son créateur passionné.

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Avant même de se lancer dans l'aventure de « Comment ça vole », Julien Bottenmuller était déjà familier du partage de connaissances et de la passion pour l'aéronautique. Lors de ses études à l'IPSA, il développait ainsi plusieurs projets permettant de propager encore davantage la bonne parole aérienne : « Avec des copains de l'école, nous avons monté l'association Mach01 pour justement partager cette envie de voler et permettre au plus grand nombre de découvrir le pilotage. Nous avons aussi relancé le projet de simulateur de vol du Boeing 777 de IPSA Flight, et avec Thomas Voisin et Gauthier Pourrias, nous avons aussi mis en place des séances d'aide à la préparation du brevet d'initiation aéronautique pour les étudiants de 1res et 2es années qui voulaient préparer l'examen. » Au final, son site Internet lancé officiellement en avril 2014 s'inscrit dans la continuité de son parcours à l'IPSA.

Quand t'est venue l'idée de lancer commentcavole.com ?
Tout simplement parce que, quand tu rencontres quelqu'un et que tu lui dis que tu es pilote, il y a toujours beaucoup de questions qui lui viennent à l'esprit : « pourquoi il y a des turbulences ? », « pourquoi il y a tel bruit dans l'avion durant le vol ? », etc. Ces questions sont peut-être dues à l'appréhension des gens ou tout simplement à leur manque de connaissance sur l'environnement qui entoure l'avion en général. Je me suis donc dit que c'était l'occasion de lancer ce projet pour bien faire comprendre tous les enjeux qui entourent le monde de l'aérien, le fonctionnement des compagnies aériennes ou encore le pourquoi de la météo qui est un élément prépondérant dans l'environnement aéronautique. Bref, des choses qui permettent vraiment de mieux comprendre tout ce qui se passe quand on prend l'avion.

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Es-tu seul sur ce projet ?
C'est le cas pour l'instant mais je suis en train de composer une petite équipe : j'ai pas mal de retours positifs et de gens intéressés. Du coup, dans les semaines qui viennent, il risque d'y avoir de nouveaux rédacteurs bénévoles qui sont des experts dans différents domaines - la météo, les simulateurs de vol, etc. Il faut vraiment que ce soit des experts car, pour vulgariser, il faut réussir à simplifier le plus possible tout en restant très rigoureux. Et pour arriver à ce résultat, il faut vraiment uniquement traiter des sujets qu'on maitrise bien. Car, souvent, à trop vouloir simplifier, on en arrive à faire des approximations...

Comment sélectionnes-tu les questions à l'origine des articles ?
Je récolte une partie des questions à travers celles que se posent les personnes autour de moi. L'autre moyen, c'est la boîte à questions présente sur le site : elle permet n'importe qui de soumettre sa question et, en l'occurrence, plus de la moitié des articles déjà écrits sont issus de ces questions posées par les internautes.

As-tu des partenariats de prévu ?
Je suis en train de monter un partenariat avec un site Internet de personnel navigant commercial (PNC), soit les hôtesses et stewards. C'est un public qui se pose également beaucoup de questions techniques et, étonnamment, n'a pas les réponses : ils sont dans la cabine, à l'arrière de l'avion, et ils ne savent pas forcément comment cela fonctionne.

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Faire l'IPSA, un « plus » pour devenir pilote
En 2012, lors de sa 5e année à l'IPSA, Julien réalise son stage de fin d'études au centre de contrôle des opérations d'Air France, puis rejoint Dassault Aviation après l'obtention de son titre d'ingénieur où il passe six mois à travailler dans le service lié au support opérationnel du jet Falcon : « C'était un travail très sympa car vraiment dans l'opérationnel, avec des questions auxquelles il fallait répondre rapidement ». Malgré cela, il démissionne pour retourner à l'école, sur les bancs de l'Ecole Nationale de l'Aviation Civile pour plus tard obtenir sa licence de pilote professionnel avion CPL. « En parallèle de mon cursus à l'IPSA, j'avais déjà passé un ATPL théorique, soit le certificat théorique de la licence de pilote de ligne. Si j'ai rejoint l'ENAC, c'est pour obtenir le pendant pratique car voler a toujours été un objectif. Une fois que j'aurais obtenu ma licence, je chercherais soit un poste de pilote de ligne soit un poste de pilote dans l'aviation d'affaires. Le fait d'avoir fait l'IPSA me permet d'avoir des compétences techniques et cela plaît beaucoup aux compagnies aériennes : elles sont intéressées par l'idée de recruter des gens qui sont ingénieurs en plus d'être pilotes. »

   

Chaque année, l'IPSA participe à différents meetings aériens organisés en France pour le plus grand bonheur des passionnés d'aéronautique. En voici trois à ne pas manquer !

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  • Le plus spectaculaire : Air Show d'Île-de-France (le 1er juin à l'aéroport de Cergy-Pontoise)

    L'IPSA commence la saison des meetings avec celui d'ile de France au sein du Forum de l'Air où les représentants écoles d'aéronautique, de l'Aéronavale et de l'Armée de l'Air présenteront leurs formations et métiers. Le Air Show, c'est également l'occasion d'assister à des démonstrations de vols, des simulations de combats aériens, des acrobaties et à bien d'autres exercices de voltige de différentes patrouilles, dont la célèbre Patrouille de France que connaissent bien les étudiants de l'IPSA.

    Plus d'informations sur l'évènement ici.


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  • Le plus « rétro » : Le Temps des Hélices (les 7 et 8 juin à l'Aérodrome de Cerny-La-Ferté-Alais)

    Comme tous les ans, l'école sera présente lors de cet évènement incontournable pour tous les aficionados d'avions anciens. Cette année, la manifestation a pour thème le 70e anniversaire du débarquement de Normandie et accueille quelques 150 avions historiques. Au programme : largage de parachutistes et démonstrations en vol de Warbirds, de chasseurs de la Grande Guerre ou encore de la patrouille Breitling Jet Team.

    Plus d'informations sur l'évènement ici.


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  • Le plus ludique : Le Salon des métiers de l'Air et de l'Espace (le 14 juin à l'Aérodrome du pays de l'Or, Candillargues)

    Invité par le rectorat de l'Académie de Montpellier, l'IPSA sera présent à la 2e édition du salon des métiers de l'Air et de l'Espace. Un rendez-vous incontournable pour les jeunes passionnés d'aviation qui pourront découvrir les formations et métiers de ce secteur d'avenir mais aussi visiter les hangars, assister à des conférences, monter à bord de simulateurs de vol et participer à des ateliers scientifiques l'exposition. Sans oublier, bien sûr, les différentes démonstrations de vols d'avions et d'hélicoptères.

    Plus d'informations sur l'évènement ici.


Venez nous rencontrer
En plus de vous permettre d'admirer au plus près des appareils mythiques, ces meetings aériens sont également l'occasion de venir rencontrer les équipes de l'IPSA et de découvrir notre pédagogie innovante et adaptée aux attentes des professionnels de l'aéronautique en dehors de nos Journées Portes Ouvertes.

   

Co-fondée par Jérémy Foiche (IPSA promo 2010), Vaylon est une entreprise de construction automobile et aéronautique dont le projet de voiture volante Pégase ne cesse d'avancer avec un premier décollage prévu cette année. En attendant l'envol de Pégase, l'Ipsalien revient sur son parcours entrepreneurial.

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Comment devient-on entrepreneur ?
En 4e année à l'IPSA, lors des projets d'innovation et de recherche (PIR), j'ai rencontré le porteur du projet Pégase, Jérôme Dauffy. Très « terre-à-terre », il m'a expliqué qu'il ne s'agissait pas de construire la voiture de James Bond, mais bien un moyen de transport innovant répondant à des besoins opérationnels spécifiques. Mon PIR a été consacré au développement de cette idée et j'ai poursuivi ce travail lors de mon projet de fin d'études, en 5e année. Une fois mon diplôme en poche, en 2010, Jérôme Dauffy m'a proposé de créer une entreprise avec lui, pour développer cette voiture : Vaylon est née en janvier 2010. Nous nous somme inscrits dans une démarche de jeune entreprise universitaire (JEU), un statut qui nous permet de nous appuyer sur une école, l'IPSA, et qui requiert qu'un certain pourcentage de la structure soit détenu par des étudiants (10 % minimum). Oséo (banque publique d'investissement) nous a aidés pour le financement, ainsi que certains de nos partenaires privés et sous-traitants. La présentation du premier démonstrateur au Forum DGA Innovation, qui s'est déroulée au sein de l'école polytechnique en novembre dernier, a permis d'élargir notre couverture médiatique et d'accélérer notre campagne de communication : reportages sur France 3, TF1 et articles dans Air & Cosmos, Le Monde, Le Figaro, Le Parisien, Les échos...

Où en est le projet Pégase ?
Pégase est le projet de conception et de développement d'un véhicule de transport alternatif et novateur. C'est un buggy (véhicule léger tout-terrain), disposant d'une hélice et d'une voile souple, de type parapente, permettant de faire « décoller » la voiture à tout moment. Le prototype vient juste d'arriver et nous allons démarrer la phase d'essai et de tests du véhicule. Puis, nous démarrerons la phase d'industrialisation, après avoir fini celle de prospection des investisseurs potentiels. Nous externalisons beaucoup notre développement, du fait de la taille réduite de notre structure (deux salariés) mais également pour travailler avec des professionnels réputés pour leurs compétences dans ce domaine. Fin 2013, nous avons procédé au premier démarrage moteur : un succès ! En 2014, nous débutons les essais dynamiques au sol (roulage...) et le premier décollage est prévu pour le deuxième trimestre de cette année. Notre partenaire privilégié, la DGA, est notre premier client et elle a déjà acquis un véhicule pour pouvoir le tester.

   

L'IPSA accueillait dans ses locaux la treizième conférence européenne de Mars Society, la plus grande organisation mondiale sur l'exploration et le terraforming de la planète rouge, du 25 au 27 octobre. A cette occasion, experts et amateurs éclairés originaires de tout le continent se sont retrouvés pour faire le point sur les dernières découvertes martiennes et se projeter vers d'éventuels voyages. Retour sur cet événement international.

La nécessaire internationalisation des moyens

Après les discours introductifs d'Alain Souchier, président de Planète Mars (le chapitre français de Mars Society) et d'Hervé Renaudeau, directeur général de l'IPSA, le colloque a débuté par la présentation des différents programmes liés à l'exploration martienne par des représentants du Centre national d'études spatiales (Cnes), de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de la Nasa. Tous sont revenus sur les différents programmes en cours et à venir depuis le lancement et la réussite de la mission Mars Science Laboratory (MSL), connue du grand public grâce au rover Curiosity. Ainsi, dans la décennie à venir, l'envoi d'appareils autour ou sur Mars va augmenter : MAVEN d'ici la fin de l'année, Trace Gas Orbiter (en 2016), Rover ExoMars (en 2018) ou encore la mission Mars Sample Return (en 2020). Dans la lignée du MSL, ces nouveaux projets ont pour objectifs d'en savoir plus sur la géologie et l'atmosphère de Mars, pour mieux préparer d'éventuels voyages habités vers la planète rouge, à l'horizon 2030.

mars_society2013_01.jpgAlain Souchier, président de l'association Planète Mars

« L'internationalisation des missions est obligatoire pour que nous envisagions que l'homme mette le pied sur Mars, déclare Alain Souchier. Le fait que les interlocuteurs, originaires d'organismes différents, parlent avec le même enthousiasme des mêmes missions futures laisse envisager du bon. » Il est rejoint dans ce sens par Michel Viso, responsable de la thématique exobiologie et correspondant du programme ExoMars pour le Cnes : « La coopération internationale est obligatoire pour mener à bien ces projets énormes. Si la Chine se met à s'intéresser d'un peu plus près à la conquête spatiale, on peut espérer que les avancées iront plus vite grâce à ses moyens économiques, technologiques et humains. »

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Quels moyens pour quelles explorations ?

Les conférences suivantes ont portées sur des questions aussi diverses que la vie sur Mars, les habitations envisagées pour un début de colonisation, l'exploration robotique de la planète rouge ou encore les diverses simulations - de vie en collectivité dans un milieu inhospitalier comme techniques - menées par Mars Society.

mars_society2013_02.jpgMaquette d'un prototype de module d'habitation martienne

« C'est un privilège pour nous étudiants de pouvoir assister à ces rencontres, s'enthousiasme Jérémy Longer (IPSA promotion 2015), président de l'association de fuséologie Aéroipsa. Pour ma part, je souhaite faire carrière dans l'aérospatial et plus précisément dans les systèmes de propulsion. Assister à ces échanges et rencontrer ces experts internationaux nous permet de nous constituer un début de réseau et surtout de compléter nos connaissances sur un sujet aussi précis que l'exploration martienne. »

   

Le 7 janvier, les étudiants de l'IPSA Paris ont assisté à une projection privée du film « La Patrouille de France » dont l'IPSA est partenaire.

 

Connaissez-vous la PAF ?
Plus de 60 ans au compteur mais toujours aussi performante et adulée : la Patrouille de France dite la « PAF » bat des records dans le cœur des mordus d'aviation. Comme une énième preuve de sa popularité, les deux salles du cinéma Pathé d'Ivry-sur-Seine étaient combles pour la projection exceptionnelle de « La Patrouille de France » d'Eric Magnan. Réalisé pour le 60e anniversaire de la formation fêté en 2013 et composé d'images de vols époustouflantes pour la plupart inédites, ce film revient à la fois sur la genèse de cet escadron d'élite, sur le quotidien des pilotes et leurs entraînements. Une immersion totale qui doit beaucoup à l'implication de son réalisateur, également pilote privé, qui a passé plus d'un an à côtoyer les membres de la PAF.


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Une session de questions-réponses de haute volée

 

Des étudiants sous le charme

Présents lors de la séance, le réalisateur Eric Magnan, le producteur du film, François-Olivier Robin, et deux ex-membres de la PAF- Thierry Forest (ancien chef mécanicien) et Sylvain Pillet (ancien pilote) - ont ensuite pris part à une séance de questions-réponses avec des étudiants de l'IPSA visiblement « sur un petit nuage ». Dans une bonne ambiance (les intervenants ne manquant pas d'humour), les futurs ingénieurs de l'IPSA ont ainsi reçu de nombreux renseignements supplémentaires sur les us et coutumes de la célèbre patrouille. « C'est un bon film », estime Loïc (IPSA promo 2014), tout content de pouvoir en savoir plus sur l'histoire de la PAF et ce qui motive ses membres à la rejoindre : « Cela fait chaud au cœur de savoir que ce sont surtout des passionnés avant d'être des militaires et des pilotes. De les entendre dire qu'ils continuent à se sentir comme des gamins lorsqu'ils voient les avions de la patrouille, que ce soit depuis le sol ou dans les airs, ça me rassure, dans le sens où je pense exactement la même chose : je suis tombé dedans quand j'étais petit. » Même son de cloche chez Antoine (IPSA promo 2017). « C'est un film super, avec de très belles images. Je suis à l'IPSA pour avoir un diplôme d'ingénieur et par la suite, j'aimerais devenir pilote de ligne. J'ai donc surtout apprécié ce moment où l'Airbus A380 évolue avec la PAF, d'autant que le pilote d'Air France est lui-même un ancien pilote de la patrouille. Cela m'a conforté dans mon envie », raconte-t-il sourire aux lèvres.



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Thierry Forest, Eric Magnan, François-Olivier Robin, Sylvain Pillet

 

Questions à Eric Magnan, réalisateur du film.
Quel a été votre moment le plus fort au sein de la PAF ?
J'ai déjà eu la chance de pouvoir voler avec eux : il n'y a pas un seul pilote d'avion privé qui ne rêve pas de voler dans un avion de chasse derrière la PAF. Tous les vols que j'ai eu la chance de faire avec eux sont des souvenirs extraordinaires. Quant au vol qui m'a probablement le plus marqué pendant le tournage, c'est celui au-dessus du massif du Mont-Blanc. Il était à tomber par terre de beauté et particulièrement impressionnant tant les parois sont près. C'était vraiment un moment marquant, même si j'ai vomi. (rires)

S'il le film comporte énormément d'images embarquées, il contient également bon nombre d'images d'archives. Comment vous êtes-vous procuré ces images-là ?

Les images d'archives proviennent du fonds Gaumont Pathé Archives et de la photothèque et vidéothèque de la Défense (l'ECPAD). On a donc récupéré tout ça puis on a sorti les négatifs afin de les re-scanner pour avoir les images les plus qualitatives possibles. Il y a eu tout un travail de recherche.

Qu'est-ce que ça fait de voir l'accueil reçu aujourd'hui par ces futurs ingénieurs l'IPSA ?

C'est super sympa. Quand on fait un film, c'est pour le partager. Et puis, pour moi, c'est à double-titre car l'aéronautique est une passion. L'idée que j'avais en faisant ce film, c'était de montrer l'intérieur de la PAF, ce qu'on peut y voir, car c'est compliqué de pouvoir voler avec eux. Donc c'est toujours formidable faire partager des choses comme ça, surtout à des gens qui aiment cet univers. En plus, c'est particulièrement sympa de voir le film sur un grand écran. (sourire)

Crédit Vidéo & Photo : Association Dreamage de l'IPSA

 
 
 

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